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Thomas-Arthur de Lally (1702-1766)

Image from Gallica about Thomas-Arthur de Lally (1702-1766)
Country :
Language :
Gender :
masculin
Birth :
Romans, 15-01-1702
Death :
Paris, 09-05-1766
Note :
Lieutenant-général, commandant en chef des troupes françaises en Inde. - Condamné et exécuté pour haute-trahison puis réhabilité. - Père de Trophime-Gérard de Lally-Tolendal (1751-1830)
Field :
Histoire de la France
ISNI :

Occupations

Auteur du texte1 document

  • Memoirs of count Lally from his embarking for the East Indies, as commander in chief of the French forces in that country, to his being sent prisoner of war to England, after the surrender of Pondichery, consisting of pieces written by himself and addressed to his judges in answer to the charges brought against him by the attorney general of his M. C. M. ... to which are added accounts of the prior part of his life, his condemnation and execution...

    Material description : In-8° , XVI-375 p. et carte
    Note : Note : Voir au Catalogue des factums à l'article Lally les mémoires écrits par lui pour son procès
    Edition : 1766 London F. Newbery

    [catalogue][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30723652m]
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Sources for the record

  • Memoirs of count Lally from his embarking for the East Indies, as commander in chief of the French forces in that country, to his being sent prisoner of war to England, after the surrender of Pondichery, consisting of pieces written by himself and addressed to his judges in answer to the charges brought against him by the attorney general of his M. C. M. ... to which are added accounts of the prior part of his life, his condemnation and execution, 1766
  • GDEL : Lally (Thomas, baron de Tollendal, comte de)
    DBF : Lally (Thomas-Arthur de), baron de Tollendall, dit Lally-Tollendal (Tollendal, Tolendal)
    Le portrait de Lally-Tollendal : un chef-d'oeuvre du Musée : [exposition], Musée de la Révolution française, Vizille, 5 mars-30 mai 2005 / [catalogue par Anne Leclair, Catherine Guégan, Robert Griffiths et al.], 2005

Variants of the name

  • Thomas-Arthur de Lally- Tollendall (1702-1766)
  • Thomas-Arthur de Lally- Tollendal (1702-1766)
  • Thomas Tollendal (baron de, 1702-1766)
  • Thomas-Arthur de Lally- Tolendal (1702-1766)
  • Baron de Tollendal (1702-1766)
  • Thomas-Arthur de Lally-Tollendall (1702-1766)
  • Thomas-Arthur de Lally-Tollendal (1702-1766)
  • Thomas-Arthur de Lally-Tolendal (1702-1766)
  • Comte de Lally (1702-1766)

Wikipedia Biography

  • Thomas Arthur, baron de Tollendal, comte de Lally, dit Lally-Tollendal, baptisé le 13 janvier 1702 à Romans et exécuté en place de Grève, à Paris, le 9 mai 1766, est un militaire et haut fonctionnaire français d’origine irlandaise. Ayant obtenu, le 1 janvier 1709, une commission de capitaine dans le régiment irlandais de Dillon, le comte de Lally assista en 1714 à la tranchée de Barcelone; il fut alors envoyé au collège. En 1732, fait aide-major du régiment de Dillon, il alla en 1737 visiter l’Angleterre et examiner l’état des esprits. À son retour en France, il obtint une charge de capitaine de grenadiers, et le cardinal de Fleury l’envoya en mission secrète en Russie. En 1742, le maréchal de Noailles le prit pour aide-major général et on créa ensuite pour lui un régiment irlandais. Louis XV le fit brigadier sur le champ de bataille de Fontenoy. À la formation de l’armée de Normandie, sous le maréchal de Richelieu, Lally en fut fait maréchal général des logis; il partit pour l’Irlande, et seconda le prince Édouard à la bataille de Falkirk. Il alla ensuite assister à tous les sièges de la Belgique, et le jour même de la prise de Maastricht, il fut fait maréchal de camp. Enfin il fut créé, en 1757, lieutenant général, grand-croix de Saint-Louis. Après sa participation aux guerres de Succession de Pologne et d’Autriche, la puissance anglaise en Inde se développant rapidement et menaçant de ruiner celle de la France, Lally proposa au roi un plan pour l’arrêter. Une flotte lui avait d’abord été promise pour l’exécution de ses projets, mais on ne lui donna finalement qu’une escadre. Cette première faute a pour résultat l’échec de toute la campagne. Néanmoins, il fut nommé commissaire du roi, syndic de la compagnie des Indes et commandant général de tous les établissements français aux Indes orientales, et l’escadre de d’Aché quitta la France le 2 mai 1757 pour toucher, après un voyage très pénible et fort long, à l’Ile de France, le 17 décembre suivant, huit mois après son départ, et à Pondichéry le 28 avril 1758. Voltaire, qui est partenaire dans la société des Indes, écrit le 15 février 1760 dans une lettre : « Nous avons à Pondichéry un Lally … qui me coûtera tôt ou tard, vingt mille livres tournois annuels… » Les Anglais avaient eu tout le temps nécessaire pour se fortifier et renforcer leurs escadres. Lally s’empara néanmoins de Kadalur et du fort Saint-David et se crut maitre de toute la péninsule. Échouant devant Madras en décembre 1758, il se replia sur Pondichéry, où les Anglais l’assiégèrent à leur tour. Après de nombreuses péripéties, une longue résistance, et une lutte intérieure contre les officiers de son propre corps expéditionnaire et ses troupes mal traitées, mal payées et mal nourries et surtout manquant de vivres et de munitions, il capitule, après s’être défendu avec douze cents hommes contre quatorze mille, dont quatre mille Anglais européens et dix mille cipayes, le 14 janvier 1761. Fait prisonnier, il fut conduit à Madras avant d’être dirigé vers l’Angleterre où, sur son insistance, il obtint sa liberté provisoire, sur parole, afin de se rendre à Paris pour se défendre contre les accusations de lâcheté et de trahison formulées à son encontre. Saisi, enfermé à la Bastille et tenu au secret, sans avoir le droit de se choisir un défenseur, l’autoritarisme dont il avait fait preuve envers ses troupes qu’il s’était aliénées, son échec à Madras et sa reddition à Pondichéry lui valent d’être condamné à mort pour trahison des intérêts du roi et de la compagnie des Indes. Après trois ans de prison et de torture, il fut conduit, sans jugement, à l’échafaud où sa décapitation par les bourreaux Sanson père et fils, tourne presque au Grand Guignol : le bourreau manque son coup, casse la mâchoire avec son épée ainsi que plusieurs dents et doit recommencer. Cet assassinat juridique produit une grande indignation en France et en Europe. Voltaire, et avec lui, l’opinion publique, le flétrit et se mobilisa, dès 1773, avec son fils légitimé, le marquis de Lally-Tollendal, pour obtenir sa réhabilitation. En 1778, son jugement fut révisé et, toujours soutenu par Voltaire, il obtint par un arrêt du roi la cassation du jugement inique du parlement qui avait condamné son père à mort sans l’avoir entendu, car on l’avait même bâillonné en le conduisant à l’échafaud. Cependant l’affaire, renvoyée devant les parlements de Rouen et de Dijon, se conclut par une confirmation de la condamnation. Le fils ne put recevoir à temps l’approbation du parlement de Rouen, devant lequel l’arrêt royal avait été renvoyé, car ce parlement venait d’être supprimé par la Révolution. La médiatisation par Voltaire de cette affaire contribua amplement à l’impopularité de Louis XV, qui avait besoin d’un bouc émissaire, et au discrédit de la monarchie en France, rendue responsable par l’opinion publique de la perte de l’Inde française. La réhabilitation de Lally fut néanmoins hautement proclamée par l’opinion publique dans le monde entier.

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Last update : 21/02/2014