Abbaye Saint-Corneille. Compiègne, Oise

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Pays :France
Langue :français
Création :877
Fin d'activité :1657
Note :
A l'origine chapitre de chanoines fondé en 877 par Charles le Chauve, sous le vocable de Notre-Dame, puis des Saints-Cyprien-et-Corneille avec l'arrivée de leurs reliques. En 1150 Louis VII en fit une abbaye de Bénédictins. Elle adhéra à Saint-Maur en 1626. - Le 1er mars 1657 une bulle d'Alexandre VI, confirmée par une lettre patente d'avril 1659, supprima le titre abbatial et unit l'abbaye au Val-de-Grâce de Paris, mais une communauté de Bénédictins resta présente sous la direction d'un prieur. Malgré cela on trouve souvent Saint-Corneille citée comme abbaye jusqu'à la Révolution
Autres formes du nom :Abbaye de Saint-Corneil de Compiègne
Abbaye de Saint-Cornil de Compiègne
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  • L'Abbaye Notre-Dame du Val-Profond fut fondée au XIIe siècle à Bièvres (Essonne). Elle prit le nom de Val-de-Grâce vers la fin du XVe ou le commencement du XVIe siècle

    L'Abbaye fut transférée à Paris en 1621, sous la protection d'Anne d'Autriche. La première pierre des bâtiments conventuels de l'Abbaye Notre-Dame du Val-de-Grâce de Paris fut posée en 1655. La première pierre de l'Église Notre-Dame du Val-de-Grâce avait été posée en 1645

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Sources et références

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Sources de la notice

  • Cottineau
  • CORELI

Autres formes du nom

  • Abbaye de Saint-Corneil de Compiègne
  • Abbaye de Saint-Cornil de Compiègne
  • Abbaye de Saint-Cornille de Compiègne
  • Abbaye des Saints-Corneille-et-Cyprien de Compiègne
  • Abbaye royale de Compiègne

Biographie Wikipedia

  • L’abbaye Saint-Corneille de Compiègne (876-1790), située à 75 km au nord de Paris, dans le pays de Valois, s’appelle tout d’abord Sainte-Marie ou Notre-Dame. Elle est renommée par la suite Saint-Corneille et est connue également sous le nom de Saint-Cyprien.Cette abbaye impériale et royale, fondée par un empereur, pour succéder ou être au moins la rivale de la chapelle palatine d’Aix-la-Chapelle, est consacrée par un pape, honorée par la présence de plusieurs Conciles. Plusieurs Carolingiens et Robertiens comme Louis II le Bègue (877), Eudes de France (888), Louis V de France (979) et Hugues de France (1007-1025) se font couronner ou inhumer dans ses murs. En 987, c'est en son sein qu'une assemblée reconnaît roi Hugues Capet. Mais, après 987, l'influence de l'abbaye diminue et devient presque uniquement provinciale. Toutefois, aux yeux des princes comme du peuple, elle reste, du fait de son passé et de ses précieuses reliques, une illustre abbaye royale. L'histoire de la ville de Compiègne et du Valois est étroitement liée à celle de son abbaye. Toutefois, même quand les chanoines font place en 1150 à des moines de l’ordre de Saint-Benoît, les tensions demeurent, mais aussi les intérêts en commun. Les moines ont encore des rapports conflictuels avec les puissants seigneurs locaux et les évêques de Soissons. Les rois et les papes doivent sans cesse les protéger ou plus rarement modérer leurs ambitions. L’abbaye recèle toujours, à la Renaissance, de nombreuses reliques, des drapeaux pris à l’ennemi, et reçoit des princes et des reines. Elle a même ses huit barons fieffés. Les abbés détiennent une puissance durable dans la moyenne vallée de l’Oise et à Compiègne. Néanmoins, le régime de la commende et la réunion de sa mense à l'abbaye royale du Val-de-Grâce vont provoquer son déclin. La Révolution de 1789 met fin à son histoire presque millénaire. L’abbaye royale, encore riche et célèbre, Panthéon de Compiègne, est profanée, pillée et laissée à l’abandon, en 1793. Les derniers vestiges de l'abbaye seront bombardés en 1940 par l'aviation nazie.

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