Louis de Berquin (1490-1529)

Image from Gallica about Louis de Berquin (1490-1529)
Country :France
Language :français moyen (1400-1600)
Birth :1490
Death :1529
Note :Traducteur d'Érasme. - Conseiller du roi François Ier. - Chevalier
Variant of the name :Louis Berquin
ISNI :ISNI 0000 0000 7976 3158

Occupations

On lui attribue parfois : 1 document

  • Moralité allégorique et satirique, en 656 octosyllabes, composée entre 1526 et 1528 pour répondre à la "Determinatio" lancée contre Luther en 1521 par la Faculté de théologie de Paris. - Éd. sans date du XVe s. : BN, Paris ; Musée historique de la Réformation, Genève

Traducteur2 documents1 digitized document

  • Enchiridion ou Manuel du chevalier chrestien

    Material description : 166 ff.
    Edition : [S.l.] : [s.n.] , [15??]
    Auteur du texte : Érasme (1469-1536)

    [catalogue, Visualize the document in Gallica][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb304026397]
  • Declamation des louenges de mariage

    1525

    [Reprod. en fac-sim.]
    Material description : 247 p.
    Note : Note : Bibliogr. p. 226-238. Index
    Edition : Genève : Droz ; [Paris] : [diffusion Minard] : [diffusion Champion] , 1976
    Auteur du texte : Érasme (1469-1536)
    Éditeur scientifique : Émile V. Telle

    disponible en Haut de Jardin

    [catalogue][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34588154k]

Auteur du texte2 documents

  • Brefve admonition de la manière de prier ; Le symbole des apostres de Jesuchrist

    1525

    [Reprod. en fac-sim.]
    Material description : 107 p.
    Note : Note : Bibliogr. p. 105. - Les notes et les commentaires sont propres à l'éd. de 1979
    Edition : Genève : Droz ; [Paris] : [diffusion Minard] : diffusion Champion , 1979
    Éditeur scientifique : Émile V. Telle

    disponible en Haut de Jardin

    [catalogue][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb346224526]
  • Duodecim Articuli infidelitatis magistri Natalis Bedae... Ex libro suarum Annotationum... excerpti reprobantur et confutantur

    Note : Note : Libelle écrit ou édité par Berquin contre les « Annotationes » de N. Béda (BP16_105101), imprimé en mai 1526 avec les mêmes caractères (R 95) Sources : Renouard, ICP, III, 1135 Sources : Higman, 29-30 Sources : E. V. Telle. Le chevalier de Berquin, Declamation des louenges de mariage [1525] (1976), 29, 32, 34-35, 51-53, 76-77, 106-108 et passim 42-44, notes 25 et 26 (sur le texte, son attribution et sa datation probables)
    Edition : Sans lieu [Paris] : sans nom [Josse Bade] , Sans date [circa 1527]
    Imprimeur-libraire : Josse Bade (1461?-1535)

    [catalogue][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb418783277]

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Sources and references

Sources

  • Brefve admonition de la manière de prier / le chevalier de Berquin ; comment. par E. V. Telle, 1979

Variant of the name

  • Louis Berquin

Wikipedia Biography

  • Louis de Berquin, né vers 1490 à Vieux-Berquin et brulé le 16 avril 1529 à Paris, est un avocat, fonctionnaire, linguiste et réformateur religieux français.Louis Berquin, gentilhomme d’Artois, avait un siège au conseil d’État. Un des hommes les plus estimés de son temps, ce gentilhomme de la Cour était un des hommes les plus savants du royaume, « le plus savant, dit Josse Bade, de toute la noblesse » Les réformés l’ayant entrainé dans leur parti, Berquin accusa d’hérésie les professeurs de théologie de la Sorbonne. Dénoncé, il fut jeté en prison et sommé d’abjurer ses erreurs. Il refusa. Il était à la Conciergerie, privé de toutes les commodités de la vie. Il demanda qu’on voulût bien, du moins, lui permettre d’avoir une écritoire, du papier et des livres. Par dérision, ses anciens collègues du Parlement lui envoyèrent les Épitres de saint Jérôme, mais l’encre et le papier lui furent interdits. La princesse Marguerite de Navarre et le grand maitre, à sa prière, intercédèrent pour lui. Le roi François Ier qui, rentré de sa captivité à Madrid, était à Amboise, envoya deux archers pour l’enlever à la Conciergerie et le conduire au Louvre. Le parlement s’opposa provisoirement à ce transport : on travaillait au château du Louvre, et comme il y avait un grand nombre d’ouvriers employés à ces travaux, quelque complice de Berquin aurait pu se mêler à ces gens et favoriser son évasion. Or, un si grand criminel ne pouvait être trop étroitement surveillé et, à la requête de Noël Beda, la cour allait le juger, c’est-à-dire l’envoyer au bucher, quand le roi, sollicité de toutes parts en faveur de Berquin, ordonna de sursoir au jugement.Il voulait libérer la France du pouvoir du pape et recommença bientôt ses prédications. Il fut alors arrêté de nouveau. Louise de Savoie et Duprat étaient bien décidés à se débarrasser d’un homme si dangereux. Les fréquentes absences de Marguerite depuis son mariage avec le roi de Navarre en 1527 eurent pour conséquence d’affaiblir son action immédiate sur son frère, ce que le parti de l’intolérance sut mettre à profit. Dans la nuit du lundi de la Pentecôte, 1er juin 1528, une statue de la Vierge avait été abattue et mutilée au quartier Saint-Antoine, on en rendit responsable tous les réformés, et on reprit le procès de Berquin qui, le 16 avril 1529, fut condamné à faire triple amende honorable au Palais, à la Grève, et au parvis Notre-Dame, pour « avoir tenu la secte de Luther » et pour les « mauvais livres faits par lui contre la majesté de Dieu et de sa glorieuse mère », puis à être enfermé pour toute sa vie dans les prisons de l’évêque de Paris, sans livres, encre, ni plume. » Ses livres furent d’abord brulés en sa présence ; on le mit ensuite au pilori, on lui perça la langue avec un fer rouge, on lui imprima sur le front l’image d’une fleur de lis, et on l’envoya mourir dans les prisons.Après avoir subi ce supplice, Berquin, espérant que le roi interviendrait encore en sa faveur, appela devant la cour de Rome et devant le grand conseil de la sentence contre lui rendue. Cet appel n’eut d’autre résultat que de le faire bruler le lendemain. Sur son refus de se rétracter, dès le lendemain le Parlement le condamna à être brulé avec ses livres et ordonna l’exécution en place de Grève, le jour même, « en grande diligence afin qu’il ne fût secouru du roi ni de Madame la régente qui étaient alors à Blois », dit le Journal d'un bourgeois de Paris. On le conduisit au supplice dans un tombereau. Il voulut parler, mais les cris des soldats étouffèrent sa voix, et il se livra sans murmure à ses exécuteurs en disant : « Pourquoi les haïrais-je, ils me conduisent à la maison de mon père. » Toutes ses œuvres originales sont perdues ; seules demeurent quelques-unes de ses traductions d’Érasme.

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