Conférence de Yalta (1945)

Pays :intergouvernemental
Création :04-02-1945
Fin d'activité :11-02-1945
Domaines :Science politique
Histoire de l'Europe
Autres formes du nom :Conférence intergouvernementale (1945 ; Yalta, Ukraine) (français)
Kriegskonferenzen der Grossen Drei (allemand)

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Sources de la notice

  • Laval RVM, 1988-12

Autres formes du nom

  • Conférence intergouvernementale (1945 ; Yalta, Ukraine) (français)
  • Kriegskonferenzen der Grossen Drei (allemand)

Biographie Wikipedia

  • La conférence de Yalta est une réunion des principaux responsables de l'Union soviétique (Joseph Staline), du Royaume-Uni (Winston Churchill) et des États-Unis (Franklin D. Roosevelt). Elle s'est tenue du 4 au 11 février 1945 dans le palais de Livadia, situé dans les environs de la station balnéaire de Yalta en Crimée. Elle a été préparée par la conférence de Malte du 31 janvier au 3 février, où les alliés se sont concertés pour présenter un front uni à Staline sur la planification de la campagne finale contre les troupes allemandes et japonaises et sur la limitation de la progression de l'Armée rouge en Europe centrale. Les buts de la conférence de Yalta sont les suivants : adopter une stratégie commune afin de hâter la fin de la Seconde Guerre mondiale ; régler le sort de l’Europe après la défaite du Troisième Reich ; garantir la stabilité du nouvel ordre du monde après la victoire.L'objectif principal de Staline est de faire confirmer les résultats de la conférence interalliée de Moscou du 9 octobre 1944 esquissant un plan de partage de l'Europe du Sud-Est en « zones d'influence » pour l'après-guerre. Ce sont ces résultats qui, ajoutés à ceux de la Seconde Conférence de Québec, débouchent sur la « guerre froide ». La version officielle soviétique, après guerre, est fondée sur le souci de « préserver l'URSS de futures attaques, comme en 1914 et en 1941, en la protégeant par un glacis territorial et politique ». Dans ce but, la diplomatie soviétique œuvre, pour commencer, à la création d’une Pologne dirigée par un gouvernement ami de l’Union soviétique.Churchill et Roosevelt, de leur côté, cherchent à obtenir de Staline la promesse que l'URSS entre en guerre contre le Japon dans les trois mois après la capitulation de l’Allemagne et tous deux sont prêts, pour cela, à faire des concessions.Staline négocie d'autant plus en position de force, qu'à ce moment les armées soviétiques ne sont plus qu’à une centaine de kilomètres de Berlin.Par ailleurs, Roosevelt, dont la santé se dégrade, affiche une totale méconnaissance des valeurs morales de son interlocuteur en affirmant : « Si je lui donne tout ce qu'il me sera possible de donner sans rien réclamer en échange, noblesse oblige, il ne tentera pas d'annexer quoi que ce soit et travaillera à bâtir un monde de démocratie et de paix. »

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