Angelo Fortunato Formiggini (1878-1938)

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Pays :Italie
Langue :italien
Naissance :21-06-1878
Mort :29-11-1938
Note :
Intellectuel italien, éditeur
ISNI :ISNI 0000 0000 6629 1112

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  • Angelo Fortunato Formiggini (Modène, 21 juin 1878 – Modène, 29 novembre 1938) est un philosophe et éditeur italien, juif, franc-maçon, antifasciste, ou mieux : « a-fasciste ». Étudiant, il est Espérantiste. Et membre très actif des ordini goliardici (ordres goliardiques) et de la Corda Fratres, dont en 1903 il préside le Consulat de Rome, puis l'importante section italienne. En 1907, passionné par l'humour, il présente à Bologne une thèse universitaire de philosophie sur la Filosofia del ridere (Philosophie du rire). En 1908, il fonde la maison d'éditions qui porte son nom. Qui publie en trente ans, de 1908 à 1938, plus de 700 titres, dont en particulier sa collection la plus célèbre : I Classici del ridere (« Les Classiques du rire », 105 volumes de 1912 à 1938). Il crée la Casa del Ridere (Maison du Rire), bibliothèque et musée du Rire. De 1918 à 1938, il édite le périodique mensuel culturo-bibliographique L'Italia che scrive (L'Italie qui écrit), connu également par ses initiales : ICS. En 1920, il crée l'Istituto per la Propaganda della Cultura Italiana (Institut pour la Propagation de la Culture Italienne), maison d'éditions qui a vocation de réaliser la première grande encyclopédie italienne : la Grande Enciclopedia Italica (Grande Encyclopédie Italica). Le projet n'abouti pas à cause de l'opposition du ministre Giovanni Gentile. Qui est plus tard à l'origine de l'Enciclopedia Italiana di scienze, lettere ed arti (dite : la Treccani). En 1922, Formiggini crée une Biblioteca Circulante (Bibliothèque Mobile) à Rome, qui compte rapidement 40 000 volumes.Sa famille, ses études et activités professionnelles, l'amènent à habiter à Modène, Bologne, Gênes et Rome. En 1938, il meurt prématurément et tragiquement à l'âge de 60 ans, poussé au désespoir et au suicide par les persécutions fascistes.Sa notoriété n'a pas dépassé les frontières de son pays. Ses écrits, rédigés surtout en italien et aussi en dialecte de Modène (it), n'ont jamais été traduits dans d'autres langues. Encore très connues en Italie jusqu'à la fin des années 1930, sa personnalité et son œuvre sont aujourd'hui largement oubliées du grand public italien. Et ne sont plus connues que d'un nombre réduit de spécialistes.

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