Túpac Amaru (1740?-1781)

Pays :Pérou
Langue :quechua
Naissance :1740
Mort :1781
Autre forme du nom :José Gabriel Condorcanqui (1740?-1781)

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  • GLU

Autre forme du nom

  • José Gabriel Condorcanqui (1740?-1781)

Biographie Wikipedia

  • José Gabriel Condorcanqui Noguera, marquis d’Oropesa, appelé également José Gabriel Túpac Amaru (Surimana, Canas, vice-royauté du Pérou,19 mars 1738 – Cuzco, 18 mai 1781), connu ensuite sous le nom de Túpac Amaru II, était un cacique indien qui prit en 1780 la tête d'un mouvement de rébellion indien contre les colons espagnols au Pérou. Se prétendant un descendant direct de Túpac Amaru I, le dernier Sapa Inca, exécuté par les Espagnols au XVIe siècle, José Gabriel Condorcanqui suscita un mouvement de sédition k'ana et qanchi, qui sera la plus importante des révoltes anticoloniales survenues dans l’Amérique espagnole au cours du XVIIIe siècle. Cette révolte, surnommée « Grande Rébellion », eut lieu dans la vice-royauté du Pérou et dans la vice-royauté du Río de la Plata (subdivisions de l’Empire espagnol) et fut déclenchée le 4 novembre 1780 par la capture et subséquente exécution du corrégidor Antonio de Arriaga.Kuraka (administrateur indigène) de Surimana, Tungasuca et Pampamarca, José Gabriel Condorcanqui s’était bâti une fortune en exploitant ses domaines et en s’adonnant au commerce. Ayant des ascendances tant espagnoles, ou plutôt criollos (il était en effet marquis d’Oropesa), qu’indiennes, il était en fait une personnalité métisse. Si, après avoir été élevé jusqu’à ses 12 ans par un prêtre criollo, Antonio López de Sosa, et avoir ensuite fréquenté le collège San Francisco de Borja à Cuzco, il embrassa largement, durant une grande partie de sa vie, la culture européenne criollo, parvenant à maîtriser le latin et portant des vêtements espagnols raffinés, il s’attachera plus tard à s’habiller comme un noble inca et à faire activement usage de la langue indienne quechua dans sa vie quotidienne et dans ses futures proclamations, et sera frappé d’excommunication par l’Église catholique.Il fut le premier à réclamer la liberté pour toute l’Amérique et à vouloir l’affranchir de toute tutelle, que ce soit de l’Espagne ou de son monarque, ce qui impliquait à ses yeux non seulement l’émancipation politique, mais aussi l’élimination des divers modes d’exploitation des Indiens dans les corregimientos ‒ la mita minière, le répartissement des marchandises (reparto), les corvées de travail (obrajes) ‒ et la suppression de diverses taxations excessives, telles que l’alcabala et les droits de douane intérieurs (14 novembre 1780). En outre, pour la première fois en Amérique, il décréta l’abolition de l’esclavage des noirs (16 novembre 1780). Son mouvement révolutionnaire, qui représenta un véritable point de basculement, conduisit les autorités coloniales à mettre à l’écart la classe des aristocrates indigènes, au demeurant fort peu nombreuse, et à renforcer la répression contre la société andine, de crainte que quelque chose de semblable ne pût jamais se reproduire.Le mouvement échoua et Túpac Amaru II sera publiquement écartelé et décapité en 1781 à Cuzco. Cependant, il devint par la suite une figure mythique de la lutte péruvienne pour l'indépendance et pour la reconnaissance des droits des indigènes, et sera reconnu comme le fondateur de l’identité nationale péruvienne. Sa figure et son action ont inspiré et continuent d’inspirer un grand nombre de mouvements amérindiens passés et actuels, et ont joué un rôle symbolique central dans le régime de Juan Velasco Alvarado entre 1968 et 1975. Depuis lors, José Gabriel Condorcanqui est solidement ancré dans l’imaginaire populaire que Péruviens et Boliviens ont su entre-temps se réapproprier.

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