William Tyndale (1494?-1536)

Pays :Grande-Bretagne
Langue :anglais
Sexe :masculin
Naissance :1494
Mort :06-10-1536
Note :
Théologien protestant. - Traducteur de la Bible en anglais
Domaines :Religion
Autres formes du nom :Willyam Tindale (1494?-1536)
William Tyndall (1494?-1536)
ISNI :ISNI 0000 0003 5528 0786

Ses activités

Traducteur3 documents3 documents numérisés

  • L'Ancien Testament, ou Ancienne Alliance, comprend tous les écrits qui se rapportent à l'histoire de l'Alliance de Dieu avec le peuple juif. - La rédaction de l'ensemble des livres de l'Ancien Testament, pour la plupart écrits en hébreu (quelques textes étant écrits en araméen) est achevée au Ier s. av. J.-C.

    Le canon hébraique, également adopté par les protestants compte 39 livres dans l'Ancien Testament ; les catholiques, qui ont admis dans leur canon les livres ajoutés par la version grecque des Septante, en reconnaissent 45

    Bible. A.T. avec William Tyndale (1494?-1536) comme traducteur

  • Recueil des écrits qui concerne la Nouvelle Alliance établie par Jésus Christ. - Les 27 livres qui le composent (et qui sont tous généralement admis par les diverses confessions chrétiennes) ont tous été rédigés en grec, au début de l'ère chrétienne (entre 50 et 90 environ). Ce sont : les 4 Évangiles, les Actes des Apôtres, les 14 lettres qui constituent le Corpus paulinien, les 7 Épîtres dites catholiques et l'Apocalypse

    Bible. N.T. avec William Tyndale (1494?-1536) comme traducteur

  • Ensemble des textes sacrés pour les religions juive et chrétienne, écrits par des auteurs différents, à des époques différentes, est traditionnellement divisé en "Ancien" et "Nouveau" Testament par les chrétiens. Le canon hébraïque ne reconnaît que les 39 livres de l'"Ancien" Testament. Le canon catholique reconnaît 45 livres dans l'"Ancien" Testament (en comptant les livres de la version grecque des Septante) et 27 livres dans le "Nouveau" Testament. Le canon protestant reconnaît 39 livres dans l'"Ancien" Testament (comme le canon hébraïque) et 27 pour le "Nouveau" Testament

    Bible avec William Tyndale (1494?-1536) comme traducteur

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Sources et références

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Sources de la notice

  • Documents de cet auteur : Tyndale's New Testament / transl. from the Greek by William Tyndale in 1534 ; in a modern-spelling ed. and with an introd. by David Daniell, 1989
  • Ouvrages de reference : DNB
    La littérature de langue anglaise des origines à nos jours : Grande-Bretagne / États-Unis / Coord. par S. Soupel, 1995
  • Catalogues de la BnF : BN Cat. gén.

Autres formes du nom

  • Willyam Tindale (1494?-1536)
  • William Tyndall (1494?-1536)

Biographie Wikipedia

  • William Tyndale ou Tindale (né dans le Gloucestershire en 1494 - exécuté par strangulation le 6 octobre 1536 à Vilvorde) est un protestant anglais connu comme le premier traducteur du Nouveau Testament depuis le texte grec dans une langue moderne (le moyen anglais). Brillant érudit, il parlait l'hébreu, le grec, le latin, l'espagnol et le français, « si bien que chacune de ces langues aurait pu être sa langue maternelle ».Influencé par les idées réformatrices de Martin Luther, Tyndale avait rencontré Érasme de Rotterdam, avait découvert son Nouveau Testament grec-latin et s'était mis à le traduire en anglais. Dans un premier temps, il rechercha la protection de Tunstall, évêque de Londres, mais lorsque ce dernier apprit ses intentions, il lui refusa l'accès à son palais de Lambeth.S'il existait déjà au Moyen Âge plusieurs versions partielles ou romancées des récits bibliques en langue vernaculaire (vieil anglais, anglo-normand), le courant initié par la publication de la Bible de John Wycliffe fut condamné et la détention non autorisée des Saintes Écritures en anglais était passible en Angleterre de la peine de mort. La traduction de Tyndale est tout à la fois la première bible traduite depuis les textes originaux (à savoir la version en hébreu pour l'Ancien Testament, et le texte grec pour le nouveau Testament), la première édition anglaise imprimée, et la première bible protestante. Elle fut un défi jeté à l’autorité de l'Église Catholique et à la législation religieuse anglaise. En 1530, Tyndale écrivit un pamphlet : The Practyse of Prelates, par lequel il dénonçait le divorce de Henri VIII comme contraire aux Saintes Écritures.Tyndale dut aller dans le Saint Empire pour étudier l'hébreu, car en Angleterre l'Édit d'Expulsion (1290) interdisait activement les livres en hébreu. Mais en ce début de XVIe siècle, les écrits en grec ancien devenaient, pour la première fois depuis des siècles, accessibles à la communauté savante d'Europe. Fort des manuscrits rendus disponibles par la diaspora des érudits byzantins depuis la Chute de Constantinople (1453), Érasme venait de traduire et d'éditer, sous le titre (ironique) de « Textus Receptus » le texte grec des Saintes Écritures, dépassant la Vulgate. Tyndale, qui partageait l'idéal humaniste d’Érasme, choisit pour sa traduction l’anglais courant (plutôt que l’anglo-normand, plus relevé), langue alors jugée vulgaire, maladroite et roturière ; tout juste l'améliora-t-il par des tournures inspirées du grec classique et l’emploi de mots hébreux « anglicisés », initiative qui fut l'acte de naissance du moyen anglais, qui sera la langue de Shakespeare et des grands auteurs de l'ère élisabéthaine. Lorsqu’en 1534 le roi Henri VIII lut le manifeste de Tyndale intitulé « La Soumission du Chrétien » (The Obedience of a Christian Man), il y trouva des raisons de rompre avec Rome.En 1535, Tyndale fut arrêté et jeté dans les geôles du château de Vilvorde, non loin de Bruxelles. Jugé en 1536, il fut convaincu d’hérésie, exécuté par strangulation, et son cadavre brûlé au bûcher. Ses dernières paroles, par lesquelles il formait le vœu « que le roi d'Angleterre ouvre les yeux », furent presque exaucées moins de deux années plus tard, avec l'impression de la « version autorisée du roi Henri » (Great Bible) destinée à l'Église d'Angleterre — et qui reprenait largement le texte de Tyndale. Par là, la « Bible Tyndale », comme on l'appelait, contribua à l'essor de la Réforme dans le monde anglophone et tout l’Empire britannique. Elle exerça aussi une influence profonde sur la Bible de Genève, qui fut celle de la colonie de Jamestown (fondée en 1607) et du Mayflower (1620). Il n’est pas anodin qu'en 1611, les 54 érudits chargés par le Roi de compiler la Bible du roi Jacques, se soient, à leur tour, beaucoup inspiré de la traduction de Tyndale, et des traductions qui s'étaient appuyées dessus. Selon une étude, le Nouveau Testament de la Bible du roi Jacques reprendrait 83 % de la « Bible Tyndale », et l’Ancien Testament, 76 %.

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