Daniel Rabel (1578?-1637)

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Pays :France
Langue :français
Sexe :masculin
Naissance :Paris, 1578
Mort :Paris, 03-01-1637
Note :
Peintre, dessinateur, miniaturiste et graveur
ISNI :ISNI 0000 0000 8156 2830

Ses activités

Dessinateur du modèle93 documents86 documents numérisés

Graveur8 documents6 documents numérisés

  • [Femme de dos, tenant dans la main droite, pendante, un mouchoir, au fond, un château] 3

    [estampe]

    Description matérielle : 1 est. : 15,1 x 9,5 cm (f.), 14,7 x 9 cm (c.)
    Description : Technique de l'image : estampe
    Note : Cette estampe fait partie d'une suite de 12 planches dont le titre du frontispice est : "Voicy comme l'on s'accommode // Tant a la ville quu'a la court..."
    L'adresse est donnée d'après Gaudriault
    Sources : V. Meyer, "L'oeuvre gravé de Daniel Rabel", 1979
    Sources : R. Gaudriault, "Répertoire de la gravure de mode française des origines à 1815", p. 17-18
    Édition : [Paris] : [Le Blond] , [entre 1624 et 1630]

    [catalogue, Visualiser dans Gallica][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb41010438m]
  • Femme en pied vue de dos

    [estampe]

    Description matérielle : 1 est.
    Description : Technique de l'image : estampe
    Édition : [S.l.] : [s.n.] , [s.d.]

    [catalogue, Visualiser dans Gallica][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb415015096]
  • Jeune homme et jeune femme marchant vers la droite

    [estampe]

    Description matérielle : 1 est.
    Description : Technique de l'image : estampe
    Édition : [S.l.] : [s.n.] , [s.d.]

    [catalogue, Visualiser dans Gallica][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb415015394]
  • Mythologie, ou Explication des fables, oeuvre d'eminente doctrine, & d'agreable lecture

    Description matérielle : [10]-1095-[3]-53-[25] p., [2] f. de pl.
    Description : Note : Suivi, avec page de titre propre, de : "Recherches touchant la mythologie divisées en IIII traictez, recueillis des anciens autheurs, par J. Baudoin". - Se termine par une "Table generale des principales et plus remarquables matieres contenues en cette mythologie". - Privilège royal du 27 novembre 1626 octroyé pour 10 ans à Pierre Chevalier et Samuel Thiboust. - Front. gravé sur cuivre par Rabel, portrait de Charles, sire de Créquy et de Canaples gr. sur cuivre. Bandeaux, lettrines gr. sur bois
    Édition : , 1627
    Auteur du texte : Natale Conti (1520-1582)
    Imprimeur-libraire : Pierre Chevalier (15..-1628), Samuel Thiboust (15..-1635)
    Traducteur : Jean de Montlyard

    [catalogue, Visualiser dans Gallica][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb302662975]
  • Theatrum Florae, in quo ex toto orbe selecti mirabiles, venustiores ac praecipui flores, tanquam ab ipsius Deae sinu, proferuntur

    [estampe]

    Description matérielle : 1 vol. (69 est.) : eau-forte et burin
    Description : Technique de l'image : estampe. - eau-forte. - burin
    Note : Titre et index mss. - Faussement attribué à Pietro Castelli et en réalité de Daniel Rabel selon Nissen, "Die botanische Buchillustration", 1951, II, p. 145
    Relié avec "Livre de fleurs où sont représentées toutes sortes de tulippes [...]", à Paris, par Jean Le Clerc, 1650, suite de sept planches avec page de titre
    Édition : , 1633
    Ancien possesseur : Michel Bégon (1638-1710)
    Libraire-marchand d'estampes : Pierre Firens I (1580?-1638)

    [catalogue, Visualiser dans Gallica][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb302046699]

Illustrateur3 documents1 document numérisé

  • Voyage faict par terre depuis Paris Jusques a la Chine. Par le S.r de Feynes gentilhomme de la maison du Roy, Et ayde de Mareschal de Camp de ses armées. Avec son retour par mer.

    Description matérielle : [16]-212 p. (sig. [ ]2 ã6 ẽ2 A-N8 O2)
    Description : Note : Front. signé "Rabel Fec.". - Titre de départ et titre courant : "Voyage faict par terre jusques à la Chine". - Des trois ex. BnF, seul le RES 8-OY-136 (4) comporte un errata ; les fautes ne sont pas corrigées
    Édition : , 1630
    Auteur du texte : Henry de Feynes (1573-1647)
    Imprimeur-libraire : Pierre Rocolet (15..-1662)

    [catalogue, Visualiser dans Gallica][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb304339288]
  • Daniel Rabel

    cent fleurs et insectes, collection Bibliothèque nationale, Paris

    Description matérielle : 239 p.
    Description : Note : Index
    Édition : Arcueil : Anthèse , 1991
    Préfacier : Antoine Schnapper (1933-2004)
    Illustrateur : Gérard Guy Aymonin (1934-2014)

    disponible en Haut de Jardin

    [catalogue][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb35501291v]
  • [Recueil. Oeuvre de Daniel Rabel]

    Description matérielle : Doc. iconogr. : formats divers
    Description : Note : Peintre graveur. - mort en 1628

    [catalogue][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb40430160x]

Dessinateur3 documents1 document numérisé

  • [Recueil de fleurs et d'insectes dessinés et peints sur vélin]

    [peinture]

    Description matérielle : 1 vol. (100 peintures sur vélin) : aquarelle ; 37 x 25.5 cm
    Description : Technique de l'image : peinture. - aquarelle
    Note : Copies à l'aquarelle des gravures du Theatrum florae du même auteur (1622)
    Sources : Catalogue des livres de la bibliotheque de feu Monsieur le président Bernard de Rieux, Paris, Barrois, 1747, n. 1165
    Sources : Supplément à la Bibliographie instructive, ou Catalogue des livres du Cabinet de feu M. Louis-Jean Gaignat, disposé et mis en ordre par Guill.-François de Bure le jeune, Paris, 1769, n. 1079
    Sources : Catalogue des livres de la bibliothèque de feu M. le duc de La Vallière / Première partie, contenant les manuscrits, les premières éditions, les livres imprimés... dont la vente se fera dans les premiers jours du mois de décembre 1783. Par Guillaume De Bure, fils aîné, n. 1556
    Sources : e Cardinal, la Fronde & le bibliothécaire : les trente plus beaux livres de Mazarin : exposition conçue et réalisée par la Bibliothèque Mazarine en collaboration avec la Bibliothèque nationale de France, 25 octobre 2002-12 janvier 2003 / catalogue rédigé sous la direction d'Isabelle de Conihout et Christian Péligry, Paris, 2002, p. 38-39
    Ancien possesseur : Louis-Jean Gaignat (1697-1768), Louis-César de La Baume Le Blanc La Vallière (duc de, 1708-1780), Jules Mazarin (1602-1661)

    [catalogue, Visualiser dans Gallica][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb403508305]
  • Liliomartagum Canadense

    [dessin]

    Description matérielle : 1 dess. : aquarelle sur vélin ; 30,2 x 18 cm (tr. c. intérieur), 31,2 x 19 cm (encadr. doré)
    Description : Technique de l'image : dessin. - aquarelle. - vélin
    Note : Pl. 90 d'un recueil de miniatures florales dessinées par Daniel Rabel d'après les planches gravées au burin de son livre "Theatrum florae" publié en 1622
    Édition : , [1624]

    [catalogue][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb40493457t]
  • [Tête de prophète ou d'apôtre]

    [dessin]

    Description matérielle : 1 dess. : plume et encre de Chine ; 390 x 280 mm.
    Description : Technique de l'image : dessin. - plume et encre de Chine
    Note : Dessin destiné sans doute à être gravé sur bois comme ceux de Jean Rabel
    Édition : , [1591]

    [catalogue][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb402829531]

Créateur de spectacle3 documents

  • [Dessins des entrées pour : le Ballet du Chasteau de Bicestre, dansé à Paris, 1632]

    [dessin]

    Description matérielle : 22 dessins : plume, gouache et aquarelle
    Description technique : Estampille de la Bibliothèque Royale en bas au centre à l'encre brune. Les dessins sont collés en périphérie et des déchirures sur les planches de montage fragilisent ou menacent de s'étendre au feuillet. Les dessins ont été numérotés ultérieurement à l'encre brune au dessus du cartouche contenant le titre. Le papier est bruni et brûlé par le temps et un certain nombre de feuilles ont été recadrées
    Description : Technique de l'image : dessin. - aquarelle. - gouache. - plume
    Note : Ballet burlesque en 2 parties, intitulée Le Jour et La Nuit, composant 23 entrées dansées. Le ballet a été ordonné et offert au roi par le comte Soissons, Louis de Bourbon, qui y dansa accompagné des grands seigneurs de la cour et des danseurs professionnels. Les sources permettent de le dater de la nuit du 7 au 8 mars 1632. D'abord dansé dans la grande salle du Louvre en présence du roi, il fut réitéré dans la nuit même du 7 au 8 mars à l'Arsenal, puis à l'Hôtel de Ville de Paris, où fut donnée une collation. Cette reprise du spectacle quelques heures après sa première représentation nécessita une réorganisation des machines et du décor et l'aménagement de ces salles et impliqua une performance physique de 12 heures pour les danseurs, performance que souligna la Gazette du 12 mars 1632 comme preuve de la valeur héroique des Princes.
    Ce ballet avait pour décor un lieu géographique existant, les ruines du château du duc de Berry qui était un repère de gens mal famés et, surtout, étaient réputées être hantées. Ces deux dimensions offraient à l'ordonnateur la possibilité d'aborder deux registres liés au thème de l'ombre et de la nuit : celui d'un quotidien de fausseté présenté sous son jour le plus grotesque (Le Jour) et celui d'une réalité fantastique à travers les fantômes, magiciens et lutins. Grâce aux costumes, ces deux univers étaient explicitement figurés et mis en contraste lors du spectacle. Leur confection reposait sur un savoir-faire technique qui permettait de mettre en oeuvre ces deux imaginaires tout en satisfaisant un goût pour la flamboyance et la transformation des corps par le costume ainsi que les effets comiques et de dérision
    Comme le ballet des Fées de la Forest de Saint Germain et le Grand Bal de la Douairière de Billebahaut, ce ballet exploite l'effet de contraste burlesque entre la qualité et l'habileté des danseurs et les personnages qu'ils représentaient, et sur le contraste entre la richesse des tissus utilisés avec les haillons qu'ils étaient sensés imiter. Les accessoires étaient très présents dans les costumes qu'ils soient pris dans le quotidien (cisailles, épée, etc.) ou dans la fantaisie (entonnoirs, etc.). Tous ces costumes et le récit bénéficièrent d'une mise en scène élaborée, constituée de deux toiles peintes figurant le décor conformément aux titres des deux parties i.e. une vue diurne et une vue nocturne du château
    Derrière la fantaisie et le raffinement chorégraphique avec ses acrobaties grotesques, ce ballet n'est pas un "pur caprice" comme le pensait le Père Ménestrier mais contiendrait une métaphore politique du désordre que virent les années 1620 et 1630 à travers les désordres de la nuit. Ceux-ci symboliseraient les violence et troubles provoqués par la division du royaume en factions partisanes tandis que le grand ballet final signifierait l'unité et l'harmonie retrouvées dans la réintégration dans le corps l'Etat des éléments dicidents, représentés par les danseurs du ballet final. Le roi était présenté comme "agent de la métamorphose de l'obscurité en lumière, du chaos en ordre harmonieux", du vice en vertu (Roucher-Kougioumtzoglou dans Leconte, p. 209)
    Ces imaginaires contrastant le quotidien populaire des bas voire des bas-fonds et le fantastique lié aux esprits se retrouvera dans les Ballet du Roy des Festes de Bacchus (1651) et le Ballet de la Nuit (1653), également dansés par Louis XIII et les seigneurs de sa cour
    Titre complet du ballet : Titre original complet : BALLET DV CHASTEAV DE BISSESTRE, Dansé par Monsievr le Comte de Soissons au Louvre, à l'Arsenal & à la maison de Ville le 8. Mars 1632.
    Cet ensemble a été rassemblé par Fevret de Fontette, conseiller au Parlement de Dijon, et acquis avec les dessins du ballet des Fées de la Forest de S. Germain et du Grand Bal de la Douairière de Billebahaut en 1772 par le Cabinet du Roi (1774 selon L'inventaire du cabinet du Roy commencé par Joly en 1779, inclus parmi les numéros 1542 à 1594). Le Catalogue chronologique de la collection de Fevret de Fontette indique "Ballet du chateau de Bicêtre dansé à Paris la nuit du 4 février par le comte de Soissons en 22 pièces dessinées et enluminées" et inclus de manière erronée dans l'année1630. (Le comptage des dessins est donc erroné ou bien certains dessins ont ajoutés). Dans le recueil, Fevret de Fontette a fait précéder les dessins de ce ballet d'un cartouche calligraphié présentant le ballet et d'une gravure d'un frontispice
    La réalisation des costumes a été supervisée par Daniel Rabel, ingénieur ordinaire du roi Louis XIII. L'aspect des costumes est connu grâce à des ensembles de dessins réalisés par Rabel et son atelier, dont trois, quasi identiques, sont connus à ce jour : le premier est conservé au département des Arts Graphiques du Louvre, et généralement considéré par les chercheurs comme étant constitué des dessins originaux du fait de leur qualité supérieure (numéros d'inventaire : INV 32653 à 32670 et 32673 à 32677) (McGowan ; Leconte); un second, conservé au Département des Estampes et de la Photographie de la BnF, contient des copies rassemblées par Fevret de Fontette afin de former un des 53 tomes de Recueil. Documents sur l'Histoire de France (cote RESERVE QB-3-FOL) ; le dernier, découvert en1985 dans une bibliothèque privée en Allemagne, est un ensemble composite de dessins de costumes de ballet, qui auraient servi d'esquisses préparatoires à Daniel Rabel et son atelier. Dessins conservés au Theatre Museum du Victoria & Albert Museum de Londres dont 7 pourraient être reliés à ce ballet (Margaret McGowan).
    Pierre Corneille serait l'auteur des vers du premier récit, associé à d'autres poètes restés anonymes.
    Sources : Les Fées des forêts de Saint-Germain, 1625 : un ballet royal de "bouffonesque humeur" / édité par Thomas Leconte, 2012
    Sources : Ballets burlesques pour Louis XIII : danse et jeux de transgression, 1622-1638 / textes présentés et annotés par Marie-Claude Canova-Green et Claudine Nédelec, 2012, p. 257-267
    Sources : La danse comme texte : idéologies du corps baroque / Mark Franko, 2005, p.118ss
    Sources : The Court ballet of Louis XIII : a collection of working designs for costumes, 1615-1633 / Margaret. M. McGowan, 1986
    Sources : Catalogue de dessins relatifs à l'histoire du théâtre conservés au Département des estampes de la Bibliothèque nationale, avec la description d'estampes rares sur le même sujet, récemment acquises de M. Destailleur / par Henri Bouchot, 1896, p.21-23, n°310-330bis
    Sources : Catalogue chronologique de la collection de Fevret de Fontette, 1770 (RESERVE YE-28-PET FOL), fol.106
    Sources : Gazette, 12 mars 1632, p.102-106, réeditée dans Ballets et mascarades de cour de Henri IV à Louis XIV (1581-1652), recueillis et publiés... par M. Paul Lacroix / Paul Lacroix, réimp. Droz, 1968, t. IV, p. 221-225
    Estampille de la Bibliothèque Royale en bas au centre à l'encre brune. Les dessins sont collés en périphérie et des déchirures sur les planches de montage fragilisent ou menacent de s'étendre au feuillet. Les dessins ont été numérotés ultérieurement à l'encre brune au dessus du cartouche contenant le titre. Le papier est bruni et brûlé par le temps et un certain nombre de feuilles ont été recadrées
    Dédicateur : Louis de Bourbon Soissons (comte de, 1604-1641)
    Compilateur : Charles-Marie Fevret de Fontette (1710-1772)
    Ancien détenteur : Charles-Marie Fevret de Fontette (1710-1772)
    Librettiste présumé : Pierre Corneille (1606-1684)
    Commanditaire du contenu : Louis de Bourbon Soissons (comte de, 1604-1641)

    [catalogue][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb45020772c]
  • [Dessins des entrées pour : le Grand Bal de la douairière de Billebahaut, Ballet dansé par sa Majesté, Paris, 1626]

    [dessin]

    Description matérielle : 34 dessins : plume, gouache et aquarelle
    Description technique : Estampille de la Bibliothèque Royale en bas au centre à l'encre brune. Les dessins sont collés en périphérie et des déchirures sur les planches de montage fragilisent ou menacent de s'étendre au feuillet. Les dessins ont été numérotés ultérieurement à l'encre brune au dessus du cartouche contenant le titre. Le papier est bruni et brûlé par le temps et un certain nombre de feuilles ont été recadrées
    Description : Technique de l'image : dessin. - aquarelle. - gouache. - plume
    Note : Ballet burlesque en 5 parties composant 34 entrées, dansé par le roi Louis XIII, 12 seigneurs de sa cour et des danseurs professionnels. Le ballet a été commandé à grands frais, inventé et offert au roi par le comte de Nemours, Henri Ier de Savoie, chargé de régler les spectacles de la cour après la mort du duc de Luynes en décembre 1621. La trame du récit est celle de la réception des noces ridicules d'une douairière c'est-à-dire une veuve que son mari a fait hériter d'une rente confortable et d'un Fanfan de Sotteville, terme populaire utilisé normalement par les pères pour carresser leurs femmes et leurs enfants. Les sources ne donnent pas de date précise mais ce ballet est datable du 24 février, jour qui marqua le début du carême et fut probablement dansé dans la grande salle du Louvre, puis quelques heures plus tard à l'Arsenal, avant sa réitération dans la nuit du 24 au 25 février à l'Hôtel de Ville de Paris, afin de fêter la signature de la paix entre le roi et les chefs protestants le 5 février 1626. Cette reprise du spectacle quelques heures après sa première représentation nécessita une réorganisation des machines et du décor et l'aménagement de ces salles. Le roi ordonna que l'assistance soient nombreuses, fit venir violons et autres musiciens et commanda un banquet
    La plupart des costumes reposait sur un savoir-faire et sur un imaginaire exotique voire fantaisiste, de l'animalier réalisé grâce à des machines et de l'étrangeté (dans le double sens de étrange et de étranger). A cela s'ajoute la forte présence visuelle d'une culture populaire, le goût pour la déformation des corps par le costume et les effets comiques et de dérision qui jalonnent et fondent le coeur du ballet.
    Chaque partie était l'occasion d'un ballet-mascarade distinct précédé d'un récit et composé d'entrées sur un thème commun. Ce ballet s'inspirait d'un jeu à la mode, le Jeu du monde, en mettant en scène chacune des 5 parties du monde connu, et s'inscrivait dans la lignée des ballets des Nations, valorisant les défilés d'étrangers venant porter un hommage universel au roi de France. Ce ballet jouait sur les effets de ridicule et de grotesque et la mise en dérision par le contraste entre un idéal et sa présentation de manière dérisoire et comique, très prisés à l'époque dans les ballets de Louis XIII, dont les costumes sont les reflets vestimentaires. A cela s'ajoute le goût de l'antithèse, du paradoxe et de l'ambiguïté. La dimension burlesque reposait surtout sur les danses qui participaient à des récits eux-mêmes railleurs, insistant sur l'ambiguïté des performances des danseurs et usant d'expressions familiaires et de proverbes pour renforcer ce contraste entre bon et mauvais. Enfin, la dimension satirique ajoute aux cibles traditionnelles (cocus, gueux chapardeurs, etc.) des cibles plus politiques telles Gaston d'Orléans, frère du roi. Selon Margaret McGowan, ce ballet serait une satire du Grand bal de la Reine Marguerite donné au Louvre en l'honneur du duc de Patrana pour fêter l'alliance matrimoniale franco-espagnole de 1612. La douairière serait une figure ridicule de la Reine Marie de Médicis. Cependant, toutes les nations représentées dans le ballet subissent la dérision et la charge du rire. Organisé et dansé par les courtisans eux-mêmes, ce ballet est avant tout une critique de l'aliénation croissante de la noblesse auprès du pouvoir royal face auquel elle tentait de s'affirmer difficilement, provoquant son avilissement (Franko, p.235-241), un regard désabusé et fortement politique sur leur propre condition
    Titre complet du ballet : il n'existe aucun livret connu de ce ballet mais une relation incluant les récits en proses, les descriptions des entrées et les vers destinés aux personnages (Grand bal de la Douairière de Billebahaut. Ballet dansé par sa Majesté, s.l.n.d. (exemplaire de la BnF Tolbiac Impr. YF-815 avec ajout manuscrit "en février 1626, dans la salle du Louvre puis en la salle de l'Hôtel de ville de Paris") ), une réimpression parue chez Mathurin Henault pour le grand public mais au contenu fortement réduit et diverses publications séparées (Canova-Green, p. 99)
    Cet ensemble a été rassemblé par Fevret de Fontette, conseiller au Parlement de Dijon, et acquis avec les dessins du ballet des Fées de la Forest de S. Germain et du Ballet du Chasteau de Bicestre en 1772 par le Cabinet du Roi (1774 selon L'inventaire du cabinet du Roy commencé par Joly en 1779, inclus parmi les numéros 1542 à 1594). Le Catalogue chronologique de la collection de Fevret de Fontette indique "Ballet des 4 parties du monde dansé par le Roi à St Germain en Laye le 17 janvier et jours suivants en 31 pièces, dessinées et enluminées" et inclus de manière erronée dans l'année1629. (Le comptage des dessins est donc erroné ou bien d'autres ont été ajoutés par la suite et le ballet a été mal identifié comme l'indiquent les ratûres sur la page de montage "Grand bal de la Douairière de Billebahaut" - 1626 /(Ballet des Quatre Parties du Monde dansé par Louis XIII à St Germain / le 17 janvier 1629 (rayé) et les jours suivants.) )
    La réalisation des costumes a été supervisée par Daniel Rabel, ingénieur ordinaire du roi Louis XIII. L'aspect des costumes est connu grâce à des ensembles de dessins réalisés par Rabel et son atelier, dont trois, quasi identiques, sont connus à ce jour : le premier est conservé au département des Arts Graphiques du Louvre, et généralement considéré par les chercheurs comme étant constitué des dessins originaux du fait de leur qualité supérieure (numéros d'inventaire : INV 32618 à 32645, 32647, 32648, 32692, 32606 à 32607) (McGowan ; Leconte); un second, conservé au Département des Estampes et de la Photographie de la BnF, contient des copies rassemblées par Fevret de Fontette afin de former un des 53 tomes de Recueil. Documents sur l'Histoire de France (cote RESERVE QB-3-FOL) ; le dernier, découvert en1985 dans une bibliothèque privée en Allemagne, est un ensemble composite de dessins de costumes de ballet, qui auraient servi d'esquisses préparatoires à Daniel Rabel et son atelier. Dessins conservés au Theatre Museum du Victoria & Albert Museum de Londres (Margaret McGowan).
    René Bordier est l'auteur principal des récits et des vers, associé à d'autres poètes restés anonymes ; Horace Morel, Michel Bourdin et Tomaso Francini étaient chargés de la scénographie et des artifices. La musique qui accompagnait les entrées est de Antoine Boësset, assisté par François Richard et Paul Auget (Leconte, p. 88)
    A noter que Boucher et M. Germain Bapst identifient de manière erronée ces deux ballets, inversant leur attribution
    Sources : Les Fées des forêts de Saint-Germain, 1625 : un ballet royal de "bouffonesque humeur" / édité par Thomas Leconte, 2012
    Sources : Ballets burlesques pour Louis XIII : danse et jeux de transgression, 1622-1638 / textes présentés et annotés par Marie-Claude Canova-Green et Claudine Nédelec, 2012, p. 97-165
    Sources : La danse comme texte : idéologies du corps baroque / Mark Franko, 2005, p.118ss
    Sources : The Court ballet of Louis XIII : a collection of working designs for costumes, 1615-1633 / Margaret. M. McGowan, 1986
    Sources : Catalogue de dessins relatifs à l'histoire du théâtre conservés au Département des estampes de la Bibliothèque nationale, avec la description d'estampes rares sur le même sujet, récemment acquises de M. Destailleur / par Henri Bouchot, 1896, p.19-21, n°276-309
    Sources : Catalogue chronologique de la collection de Fevret de Fontette, 1770 (RESERVE YE-28-PET FOL), fol.104
    Sources : Le douziesme tome du Mercure françois, Paris, Jean & Estienne Richer, 1627, p.187-192
    Estampille de la Bibliothèque Royale en bas au centre à l'encre brune. Les dessins sont collés en périphérie et des déchirures sur les planches de montage fragilisent ou menacent de s'étendre au feuillet. Les dessins ont été numérotés ultérieurement à l'encre brune au dessus du cartouche contenant le titre. Le papier est bruni et brûlé par le temps et un certain nombre de feuilles ont été recadrées
    Compilateur : Charles-Marie Fevret de Fontette (1710-1772)
    Ancien détenteur : Charles-Marie Fevret de Fontette (1710-1772)

    [catalogue][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb45018984n]

Auteur du texte1 document1 document numérisé

  • Theatrum florae in quo ex toto orbe selecti mirabiles venustiores ac praecipui flores tanquam ab ipsus deae sinu proferuntur

    Description matérielle : [2]-69 f. de planches
    Description : Note : Faussement attribué à Pietro Castelli et en réalité de Daniel Rabel selon Nissen, "Die botanische Buchillustration", 1951, II, p. 145. - Titre-frontispice et planches gravés sur cuivre
    Édition : , 1622
    Imprimeur-libraire : Nicolas de Mathonière (1573-1640)

    [catalogue, Visualiser dans Gallica][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb393093871]

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Sources et références

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Sources de la notice

  • Cent fleurs et insectes / J. Rabel ; texte, G. Aymonin, 1991
  • Bénézit, 1976

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