Catherine Sellers (1926-2014): pseudonyme individuel

Pays :France
Langue :français
Sexe :féminin
Naissance :Paris, France, 31-10-1926
Mort :Paris, France, 09-03-2014
Note :
Pseudonyme de Jacqueline Toubiana-Tabbah. - Actrice
ISNI :ISNI 0000 0000 4226 8639

Ses activités

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Auteur de lettres1 document

  • Sellers, Catherine

    Cote : 4-COL-75(116)
    Description matérielle : 1 carte manuscrite
    Contenu dans les archives et manuscrits : Collection Maria Casarès. IV CORRESPONDANCE. Correspondance reçue par Maria Casarès. S-Z

    [catalogue BnF archives et manuscrits][ark:/12148/cc13744n/ca261]

Autre2 documents

  • Sellers, Catherine

    Cote : NAF 28740 (11)
    Contenu dans les archives et manuscrits : Edmond Jabès. Correspondance reçue. Tome 11 (Royet-Journoud-Shayevitz)

    [catalogue BnF archives et manuscrits][ark:/12148/cc96550s/ca59847844395027]
  • Sellers, Catherine

    Cote : NAF 28349 (1-22)
    Contenu dans les archives et manuscrits : Fonds Gabriel Marcel. Correspondance. Correspondance reçue classée. Saal - Wust

    [catalogue BnF archives et manuscrits][ark:/12148/cc57414g/ca59823128255789]

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Sources et références

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Sources de la notice

  • Détruire, dit-elle [Images animées] / Marguerite Duras ; Catherine Sellers, Michael Lonsdale, Henry Garcin... [et al.], act., cop. 1969
  • Wikipédia (2014-03-13)

Information (catalogue BnF archives et manuscrits)

  • Catherine Sellers (1926-2014), de son vrai nom Jacqueline Toubiana-Tabbah, Catherine Sellers, enfant d’une famille juive algérienne, est née le 31 octobre 1926 à Paris. Pendant la Seconde Guerre mondiale, son père, déporté, disparaît dans les camps. Sa mère se réfugie en Tunisie avec elle. C’est à leur retour à Paris, au lendemain de la Libération, que Catherine Sellers se lance dans le théâtre, entamant un parcours ponctué de rencontres d’exception : Claude Régy et Antoine Vitez d’abord, formés, en même temps qu’elle, au célèbre cours de Tania Balachova. Un an à peine après ses débuts dans Le Dialogue des carmélites de Bernanos, le premier la met en scène dans La Vie que je t’ai donnée, de Pirandello, en 1953 ; le second la retrouvera en 1974 dans Les Miracles, d’après L’Évangile selon saint Jean. Autre rencontre capitale : Albert Camus, dont Catherine Sellers devient la compagne sur la scène comme dans la vie. L’écrivain l’a vue interpréter, en 1955, le rôle de Nina dans La Mouette de Tchekhov, mise en scène par André Barsacq. Camus lui propose le rôle de Temple Drake dans Requiem pour une nonne de Faulkner, qu’il vient d’adapter. La pièce sera représentée en 1956. En 1959, Camus dirige à nouveau l’actrice dans une nouvelle adaptation, Les Possédés de Dostoïevski. Camus meurt accidentellement, le 4 janvier 1960. Cependant, après avoir interprété le rôle de Prouhèze dans Le Soulier de satin de Claudel, repris par Jean-Louis Barrault en 1958, elle se confronte à un autre rôle écrasant : l’Antigone de Sophocle, présenté en 1960 par Jean Vilar dans la Cour d’honneur du Palais des Papes, lors du festival d’Avignon. Retrouvant Jean-Louis Barrault par la suite (Andromaque, en 1962 ; Diderot à corps perdu, en 1979), Catherine Sellers travaille également avec Georges Wilson (Les Enfants du soleil de Gorki, en 1963), André Barsacq (L'Idiot d'après Dostoïevski, en 1966), Pierre Debauche (La Cerisaie de Tchekhov, en 1971 ; La Cigogne d’Armand Gatti, en 1972), Marcel Maréchal (Hamlet de Shakespeare, en 1973), Simone Benmussa (Virginia d'Edna O'Brien, d'après les textes et les lettres de Virginia Woolf, en 1981, qui lui vaut le prix de la meilleure comédienne décerné par le Syndicat de la critique). Au cinéma, Alain Resnais lui confie le rôle de Natalya dans Stavisky (1974), puis elle sera l’interprète de Marguerite Duras, sur la scène et face à la caméra. Ainsi, en 1969, alors que Tania Balachova met en scène son ancienne élève dans une pièce de Marguerite Duras, Suzanna Andler, l’écrivain lui offre le rôle principal de son film Détruire, dit-elle. Devenue l’une des actrices fétiches de Duras, Catherine Sellers va jouer dans deux autres de ses films (Jaune le soleil, en 1971 ; La Femme du Gange, en1974), lire ses textes en public et se produire dans L'Eden cinéma, mis en scène par Claude Régy en 1977, puis dans L'Amante anglaise en 1997. Elle est alors dirigée par Pierre Tabard qui devient son mari. Ensemble, ils créent la Compagnie Catherine Sellers-Pierre Tabard (1984), et partagent la même passion d’un théâtre de texte et d’écriture, qu’il soit classique (Madame de la Carlière, d'après Diderot, en 1987 ; Phèdre de Racine en 1989), ou contemporain (Chryssotémis de Yannis Ritsos, en 1975 ; Rencontre de Péter Nádas, en 1996). Leur aventure commune ne s’achèvera qu’avec le décès de Pierre Tabard, le 19 septembre 2003. Catherine Sellers se retire définitivement du théâtre. Alors même qu’elle est annoncée dans la distribution de Variations sur la mort, de Jon Fosse, créé en France par Claude Régy, elle renonce à jouer. Elle meurt le 9 mars 2014 à Paris.

Biographie Wikipedia

  • Jacqueline Toubiana-Tabbah dite Catherine Sellers, née le 31 octobre 1926 et morte le 9 mars 2014 (à 87 ans) à Paris , est une actrice française. Elle était l'épouse de Pierre Tabard, comédien mort en 2003

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