François Richard (1765-1839)

Pays :France
Langue :français
Sexe :masculin
Naissance :Epinay-sur-Odon (Calvados), 15-04-1765
Mort :Paris, 19-10-1839
Note :
Fondateur avec Jean Lenoir-Dufresne de la manufacture de tissus Richard et Lenoir-Dufresne à Paris (en 1795)
Domaines :Histoire de la France
Autre forme du nom :Richard-Lenoir (1765-1839)
ISNI :ISNI 0000 0001 2213 9722

Ses activités

Rédacteur4 documents

  • A MMrs les arbitres juges nommés pour statuer sur les difficultés d'entre M. Laffitte et M. Richard-Lenoir. Mémoire pour M. Richard Lenoir contre M. Jacques Laffitte,... (3 juin 1828.)

    Description matérielle : In-4 °. Pièce
    Édition : Paris : imp. d'Everat , (s. d.)

    [catalogue][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb367836771]
  • Lettre de M. Richard à M. Juge.

    Description matérielle : In-4 °. Pièce
    Édition : Paris : imp. de Decourchant , (s. d.)

    [catalogue][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb36783678c]
  • Mémoire pour les filatures et fabriques de coton.

    Description matérielle : In-4 °. Pièce
    Description : Note : Même-objet
    Édition : (Paris) : imp. de A. Bailleul , (s. d.)
    Rédacteur : Charlemagne (actif en 1681, 16..-17..?), Christophe-Philippe Oberkampf (1738-1815)

    [catalogue][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb36783680x]
  • Premier mémoire pour M. François Richard,... contre M. Jacques Laffitte,...

    Description matérielle : In-4 °. Pièce
    Description : Note : On lit en marge : "Cour royale. 2e chambre"
    Édition : Paris : imp. de Everat , (s. d.)

    [catalogue][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb36783679q]

Auteur du texte1 document

  • Mémoires de M. Richard-Lenoir,... renfermant des détails curieux sur l'histoire de l'industrie cotonnière, sous Louis XVI, le Directoire, la république, l'empire et la restauration...

    Description matérielle : In-8°
    Description : Note : Seul volume paru, attribué à Herbinot de Mauchamps, qui signe la préface
    Tome I. c'est tout ce qui est entré à la Bibliothèque par le dépôt
    Édition : Paris : Delaunay , 1837

    [catalogue][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30595521n]

Documents à propos de cet auteur

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Sources et références

Voir dans le catalogue général de la BnF

Sources de la notice

  • Documents de cet auteur : La singulière aventure manufacturière de François Richard, dit Richard-Lenoir / J. Clément, 2004
  • Ouvrages de reference : Dictionnaire général de biographie et d'histoire / par Ch. Dezobry [et] Th. Bachelet, 1869
    Hoefer
    Notices biographiques, littéraires et critiques sur les hommes du Calvados, qui se sont fait remarquer par leurs actions ou par leurs ouvrages / par François Boisard, 1848
    Manuel du bibliographe normand : ou, Dictionnaire bibliographique et historique / par Edouard Frère, 1858-1860
    WBIS Online (2009-06-26)
  • Catalogues de la BnF : BN Cat. gén.

Autre forme du nom

  • Richard-Lenoir (1765-1839)

Biographie Wikipedia

  • François Richard, dit Richard-Lenoir, né à Épinay-sur-Odon le 16 avril 1765 et mort à Paris le 19 octobre 1839, est un industriel manufacturier d’étoffe français qui devint l’un des principaux négociants en coton au début du XIXe siècle.L’esprit de spéculation de Richard, dont le père était fermier, se manifesta de bonne heure chez lui. Dès qu’il eut amassé un peu d’argent, il partit à pied pour Rouen en 1782, et entra chez un marchand, qui l’employa comme domestique au lieu de lui apprendre le commerce.Après avoir servi pendant un an dans un café, il vint s’établir à Paris, où l’attendaient bien des mécomptes : à force d’économie et de petites spéculations, il réunit bientôt une somme de 1 000 francs, à l’aide de laquelle il acheta quelques pièces de basin anglais, qui venaient d’être introduites en fraude. Il trafiqua si bien que, six mois, après il possédait 6 000 livres, et au bout d’un an 25 000.En 1789, un faiseur d’affaires fit perdre tout ce qu’il avait à Richard, qui, de plus, se trouvant débiteur d’une somme qu’il ne pouvait payer, fut enfermé à la prison pour dettes de la Force, sise rue Saint-Antoine. Lorsque les prisonniers de la Force profitèrent de l’incendie de la manufacture de Réveillon pour s’échapper, Richard emprunta quelques écus, et fit si bien qu’en 1790, il avait acquitté ses engagements en souffrance et renouvelé son crédit. Richard devint bientôt propriétaire du domaine de Fayl près de Nemours. Ayant repris ses spéculations, après le 9 thermidor, un jour qu’il voulait acheter une pièce de drap anglais, il se trouva en concurrence avec un jeune négociant auquel il offrit d’arrêter son enchère. Ce dernier était Joseph Lenoir-Dufresne. Il consentit à l’offre de son compatriote et l’achat se fit en commun. Dès ce moment furent jetées les bases de l’association connue sons le nom de Richard-Lenoir.Une des branches les plus lucratives de leur négoce consistant en basins anglais, qui faisait fureur à cette époque, Richard recherchait avec ardeur le secret de la fabrication de ces tissus. Le hasard le lui ayant révélé, il se procura aussitôt cent livres de coton ; un prisonnier anglais du nom de Browne lui monta quelques métiers dans une guinguette de la rue de Bellefonds. Les premières pièces fabriquées furent des bassins anglais ; Lenoir donna le moyen d’en obtenir le gaufrage. Richard loua au gouvernement l’hôtel Thorigny, au Marais.Mais la consommation des produits de ces manufactures devenait d’autant plus grande qu’on les achetait comme de véritables marchandises anglaises : il fallut donc chercher un emplacement plus vaste ; Richard alors demanda l’autorisation d’occuper le couvent de Bon-Secours, rue de Charonne. Las d’attendre, il vint un matin à la tête de ses ouvrières s’emparer du couvent abandonné, où il introduisit, avec son associé Lenoir-Dufresne, la mule-jenny, métier-à-filer d’invention anglaise. Première manufacture parisienne de coton, cette entreprise prospéra et devint, en peu d’années, l’une des plus importantes pour le commerce du coton en France.Le premier consul vint le visiter, assista à tous les détails de la fabrication, l’encouragea et le décora de sa propre main. En 1801, trois cents métiers furent montés dans différents villages de la Picardie ; l’abbaye de Saint-Martin de Sées contint cent mule-jenny et deux cents métiers de tisserand ; celle des Bénédictines à Alençon, celle d’Aunay-sur-Odon, les fabriques de L'Aigle, de Caen, de Chantilly se peuplèrent de nombreux ouvriers.À cette époque, la fortune des associés, comme leur renom et leur crédit, étaient à leur apogée. En 1806, Joseph Lenoir-Dufresne mourut ; comme il avait, sur son lit de mort, demandé à son associé de ne jamais séparer leurs deux noms, François Richard, fidèle à sa mémoire, devint, dès lors, « Richard-Lenoir ». Il accumula une fortune extraordinaire, passant pour l’homme le plus riche du XIXe siècle.Cependant, Richard-Lenoir ne crut pas avoir terminé sa mission après avoir créé la fabrication cotonnière : il voulut également établir la culture du coton. Il en fit semer dans le royaume de Naples, et dès 1808, il fit entrer en France plus de 50 000 de balles de coton, mais Napoléon, qui songeait à le faire cultiver dans les départements méridionaux, frappa l’introduction de ce produit d’un nouveau droit. Dès ce moment, commencèrent pour Richard-Lenoir des embarras qui amenèrent sa ruine complète.Dans l’impossibilité de faire marcher ses six filatures, de payer ses cinq fermes et d’alimenter sa fabrique d’impressions à Chantilly, Richard-Lenoir fut obligé d’emprunter plusieurs millions. Enfin la réunion de la Hollande à la France ayant jeté une grande quantité de marchandises anglaises dans la circulation, Richard ne trouvant plus à vendre ses produits, ni à emprunter sur leur valeur, s’adressa à l’empereur, qui lui fit donner 1 600 000 francs.En 1810, il fut nommé membre du conseil des manufactures et chevalier de la Légion d’honneur. Les désastres de 1813 achevèrent sa ruine. À la formation de la garde nationale, il devint chef de la huitième légion, qu’il dut habiller en quelques jours, se prononça pour la défense de Paris, et occupa, le 31 mars, l’avenue de Vincennes avec sa légion et quelques pièces de canon. L’ordonnance du 23 avril 1814, qui supprima entièrement et sans indemnité pour les détenteurs les droits sur les cotons, fit que ce grand manufacturier, qui avait occupé vingt mille ouvriers, et qui le 22 avril avait encore une fortune de huit millions, était complètement ruiné le 24.Forcé de vendre ses propriétés et d’accepter une pension de son gendre, le frère du gal Lefebvre-Desnouettes, Richard-Lenoir se retira emportant l’estime de tout le monde et la gloire d’avoir doté son pays d’une précieuse industrie. À Paris, dans le 11e arrondissement, Richard-Lenoir a donné son nom à une rue, un boulevard, un square et une station de métro.

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