Vidya Gastaldon

Pays :France
Sexe :féminin
Note :
Artiste graphique et auteur d'installations
Domaines :Arts graphiques
ISNI :ISNI 0000 0000 7847 7969

Ses activités

Réalisateur1 document

  • Contenu dans : Audi

    Audi. - [1]

    Description matérielle : 1 cass. vidéo (VHS)(21 min 30 s) : coul. (PAL)
    Description : Note : Cop. 2000
    Édition : PARIS : Bureau des vidéos [éd.] ; [S.l.] : bdv artview [distrib.] , 2001 (DL)

    [catalogue]

Documents à propos de cet auteur

Documents à propos de l'auteur Vidya Gastaldon

Pages dans data.bnf.fr

Cette page dans l'atelier

Sources et références

Voir dans le catalogue général de la BnF

Sources de la notice

  • Audi [Images animées] / Vidya Gastaldon, réal., DL 2001
  • Vidya Gastaldon, cop. 2006

Biographie Wikipedia

  • Vidya Gastaldon est une artiste franco-suisse, née en 1974 à Besançon, elle vit et travaille à Genève et dans l'Ain.Elle s'associe de 1994 à 2001 avec Jean-Michel Wicker. Elle a mené également d'autres collaborations avec notamment Sidney Stucki ou Nathalie Rebholz.Vidya Gastaldon a développé au fil des années un univers proche de l'esthétique hippie et psychédélique, du New Age et du minimalisme abstrait. À travers ses dessins, ses films et ses sculptures en laine ou en tissus, l'artiste déploie une esthétique des « états » au-delà de toute référence formelle ou théorique, où les notions de plaisir et d'expérience trouvent une force nouvelle. « Le paysage est la forme la plus appropriée pour évoquer un certain état de contemplation. Il s'agit également d'une métaphore de la conscience et "des" consciences ; la conscience comme un plan donné, avec ses déserts, ses sommets et toutes les variations de hauteur entre les deux... D'où le fait qu'il y ait parfois dans mes œuvres plusieurs paysages les uns au-dessus des autres, ou imbriqués les uns dans les autres. »"Certains dessins m'apparaissent presque tout à fait « dans la tête », ma main n'étant alors plus qu'une exécutrice. Mais je laisse toujours une certaine place au hasard. D'ailleurs je ne suis pas très soigneuse, je fais pas mal de taches, de trace de doigt, ça contribue fortement à ce hasard… particulièrement avec l'aquarelle, difficilement contrôlable ou avec des techniques comme le décalcomanie (technique chère à Max Ernst). La matière est alors libre d'évoluer et de dire quelque chose. C'est comme une forme de divination, au lieu de lire dans la fumée ou le marc de café, on lit dans les formes et les tracés. Je dit ON car il y a moi et celui qui verra le dessin ! J’ai parfois l’impression d’être passive et non créative, je me sens littéralement en train d’obéir à la matière. Mon travail est alors de rendre visible à travers un soulignement minutieux des entités cachés, des esprits/figures/formes, des volontés propres. Un vaste écosystème d’esprits, les uns grimaçants, agonisants, les autres souriants ou endormis. « Ils » ordonnent, j’exécute.Il me semble donc être l’outil d’une forme de volonté, qu’elle soit extérieure-intérieure/supérieure-inférieure reste une question en suspens""Comme beaucoup d’artistes, je ne fait pas vraiment de distinction entre ce qui est « Art » et « pas Art ». Ma mère et ses sœurs copiaient très bien les tableaux de maîtres tel que Degas, Matisse ou Monet. Mon père a toujours fait beaucoup de choses de ses mains, des meubles et maintenant des lampes-sculptures."Vidya Gastaldon : Extraits d'interviews.« Les dessins de Vidya Gastaldon semblent être le produit d’hallucinations. Ses paysages permettent d’aborder le passage de l’infiniment grand à l’infiniment petit, de percevoir simultanément le macrocosme et les grouillements de sa constitution cellulaire. L’univers que décline V. Gastaldon au travers de ses dessins, mais également de ses sculptures et de ses films, est constitué de matière vivante, en constante mutation, en constante transmigration. Cette vision peut être qualifiée de « naturiste », en opposition à « naturaliste ». Biologie. Écologie. Cosmologie. Cosmogonie. Chaque paysage représente un niveau de conscience du monde, un principe de connaissance qui, le plus souvent au sein d’une même feuille, se multiplie, se diversifie, se convertit, selon une logique non linéaire, propre au trait de l’artiste. »Fabrice Stroun, extrait du texte de l'exposition Biolovarama, MAMCO, Genève, 2005.Originaire de Besançon, Vidya Gastaldon est élevée par des parents adeptes de la vie en communauté et pratiquant la méditation. Elle passe une courte partie de son enfance dans un ashram et est sensibilisée très jeune à diverses formes de spiritualités. En 1992, elle commence ses études à l’école des beaux-arts de Grenoble et obtient son diplôme en 1997. Encore étudiante, elle réalise une performance remarquée au Musée d'art moderne de de Paris et se retrouve propulsée sur le devant de la scène artistique alors qu’elle n’a que dix-neuf ans. Au même moment, elle choisit de s’associer avec Jean-Michel Wicker, rencontré aux Beaux-arts et avec qui elle collabore de 1994 à 2001. En contact avec la scène artistique romande à travers sa galerie, elle s’établit à Genève en 1997. Son travail est régulièrement exposé dès la fin des années 1990, d’abord en duo avec Jean-Michel Wicker, puis seule, notamment au Mamco à Genève (2005), au Swiss Institute de New York (2007) et au Domaine de Kerguéhennec (F) (2009). Récompensé en 2005 et 2006 par le Prix fédéral d’art, son travail est également montré en galeries à Genève, New York, Paris, Tokyo et Zurich. Parallèlement à sa pratique artistique, Vidya Gastaldon est adepte du yoga et l’enseigne quelquefois. Elle s’intéresse à l’étude de la géobiologie et de la médecine quantique.Vidya Gastaldon construit une iconographie comme d’autres cousent un patchwork, en manipulant quantité de références hétérogènes. À travers une relation ludique et joyeuse avec les symboles, elle s’approprie des motifs picturaux issus de divers champs culturels – populaire, érudit, artistique ou mystique – pour former des ensembles allégoriques à vocation universelle. Dans ses dessins aquarellés, elle élabore un monde onirique peuplé de visions hallucinatoires qui empruntent autant aux films d’animation qu’aux fantaisies ésotériques, aux divinités chrétiennes qu’aux manuscrits sacrés hindous. Décomplexée, Gastaldon s’affranchit des hiérarchies sémantiques et utilise icônes et archétypes comme de simples signes. Les Barbapapas, Shiva, Dark Vador ou la panthère rose, ainsi extraits de leur biotope naturel, ne sont plus que les syntagmes d’un nouveau langage visuel. Ces figures, aussi étranges que familières, s’insèrent dans des paysages où les formes se succèdent avec fluidité mais sans logique narrative apparente. Gastaldon y reproduit des sauts d’échelle à l’image de la nature et de sa constante métamorphose, passant commodément du microcosme au macrocosme. Dans ces écosystèmes psychédéliques, saturés de bulles prêtes à imploser en monumentales éruptions de couleurs (Montagne de patates, 2004), l’artiste rejoue les cycles de transformation de la matière, de sa genèse à la migration cellulaire.Parallèlement à sa production graphique, Vidya Gastaldon tricote, coud et brode avec soin des sculptures textiles. Celles-ci peuvent prendre un aspect organique, comme Shaman (2000) et Cœur de Guru (2005) ou des contours géométriques, tels Oz Road (2003) et Tétraèdre (Erotic) (2006). Convoquant des pratiques et des matériaux présumés obsolètes, Gastaldon imprègne triangles et cubes d’une nouvelle symbolique. Entre ses mains, le minimalisme accède à des propriétés sensorielles et mystiques qui lui sont habituellement refusées. Les formes géométriques recouvertes d’une gaine crochetée ou de broderies évoquent alors davantage un savoir-faire artisanal et une esthétique hippie que la radicalité de l’art minimal. L’objet, ainsi fétichisé, deviendrait la source d’un rayonnement positif et bienfaisant, selon un schéma de pensée propre à la géobiologie. Par cet incessant métissage d’univers, Vidya Gastaldon élabore une cosmogonie personnelle, à la lisière du conte pour enfant et de l’érudition philosophique.Œuvres : Vevey, Musée Jenisch ; Genève, Fonds municipal d’art contemporain de la Ville de Genève ; Thoune, Kunstmuseum Thun ; Graz, Grazer Kunstverein ; Marseille, FRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur ; Walsall, The New Art Gallery Walsall.Séverine Fromaigeat, 2010Notice biographique tirée du Dictionnaire biographique de l’art suisse, Institut suisse pour l’étude de l’art (SIK-ISEA). Auteure : Séverine FromaigeatSource : www.sikart.ch

Pages équivalentes