Hony soit qui Mal y pense

Date :17..
Note :
Estampe
Domaines :Arts graphiques

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  • Hony soit qui Mal y pense

    [estampe]

    Description matérielle : 1 est. : gravure au pointillé ; 41,5 x 33,2 cm
    Description : Technique de l'image : estampe. - gravure au pointillé
    Note : Gorge déployée et regard en coulisse, elle est assise au bord du lit où il est couché ; le galant (sans penser à mal, n'en doutons pas) passe une main discrète sous le tablier de la belle
    En dépit de la recommandation, il y eut des esprits grincheux qui "mal y pensèrent". Cette estampe est en effet une de celles qui valurent à Boilly quelques ennuis sous la Terreur. Un beau jour, dans une séance de la Société républicaine des arts (3 floréal an II-22 avril 1794), il se vit attaquer, pour outrages aux bonnes mœurs, par Wicar (un confrère naturellement) : "... Le citoyen Wicard dénonce ensuite les estampes qui représentent des sujets contraires aux bonnes mœurs ; il appelle la sévérité des artistes sur ces infamies qui tapissent les rues... il demande que la Société brûle au pied de l'Arbre de la Liberté toutes ces estampes. On applaudit à la lecture de la dénonciation. Après différents avis, on arrête que l'on portera la dénonciation au Comité de Salut public et à l'Administration de Police..." On ne badinait pas sous le "règne de la Vertu" et, pour quelques peccadilles, le pauvre Boilly risquait gros. Pour parer le coup, il esquissa en toute hâte le "Triomphe de Marat" (aujourd'hui au Musée de Lille [information 1932]), puis il alla présenter sa défense à ladite Société (9 floréal) : "Le citoyen Boilly, peintre, qui avoit été dénoncé dans une des séances, comme l'auteur de gravures indécentes, vient se justifier ; il dit que jamais il n'a dicté les lettres qui sont au bas des estampes, qu'il est le premier à les dénoncer, que ses tableaux ont été composés bien avant la Révolution et qu'il a expié les erreurs d'une composition un peu libre en exerçant son pinceau d'une manière plus digne des arts, et il invite les artistes à venir, dans son attelier, reconnoître la vérité de ce qu'il avance : la Société invite le citoyen à se présenter au Comité d'organisation, qui le recevra après qu'il se sera conformé au règlement... Le président témoigne à Boilly, au nom de la Société, la satisfaction qu'elle aura de recevoir dans son sein un citoyen qui paroît consacrer son génie à la révolution..." Boilly fut en effet admis parmi les membres de la Société le 29 floréal. ("Journal de la Société républicaine des Arts", 1.re partie, p. 380-382 (Impr. V. 42711)). Tout finissait le mieux du monde, mais cela pouvait mal tourner pour l'auteur de "Ça ira-Ça a été", de "la Comparaison des petits pieds", de "On la tire aujourd'hui" et de "Honny soit qui mal y pense."
    Notice chargée sans modification à partir de l'Inventaire du fonds français, graveurs du XVIIIe siècle
    Sources : Inventaire du fonds français, graveurs du dix-huitième siècle. Tome III, Bizemont-Prunelé (Comte de) - Cars (Laurent) / Bibliothèque nationale, département des estampes ; par Marcel Roux,... - Bibliothèque Nationale (Paris), 1934, article BONNEFOY (Jacques), n. 8
    Sources : L.-L. Boilly, peintre, dessinateur et lithographe, étude suivie d'une description de treize cent soixante tableaux, portraits, dessins et lithographies de cet artiste / Henry Harrisse, 1898, n. 309
    Édition : , [17..]
    Peintre du modèle : Louis-Léopold Boilly (1761-1845)
    Graveur : Jacques Bonnefoy (graveur, 17..-18.. )

    [catalogue][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb44533981j]

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Sources de la notice

  • Inventaire du fonds français, graveurs du dix-huitième siècle. Tome III, Bizemont-Prunelé (Comte de) - Cars (Laurent) / Bibliothèque nationale, département des estampes ; par Marcel Roux,... - Bibliothèque Nationale (Paris), 1934, BONNEFOY (Jacques), n. 8