Le Junius français

Langue : français
Titre complet :Le Junius français
Date de création :1790
Fin de publication :1790
Numéros :N°. Ier. Du mercredi 2 juin 1790 - N°. XIII. Du jeudi 24 juin 1790
Tirage :Existe aussi sous forme de reproduction en fac-similé, Paris : EDHIS, 1967###Mention à la fin : "La distribution de ce journal se fera chaque matin rue Contrescarpe-Dauphine, n°. 3" [chez le sieur Fabre, d'après "L'Ami du peuple" du 8 juin] ; au n° VII (10 juin) : "La distribution... se fera... rue Gît-le-Coeur, hôtel Saint-Louis : et on trouvera des collections rue Contrescarpe-Dauphine, n°. 3" ; aux n° VIII-X (11-13 juin) : "La distribution... se fera... rue Contrescarpe-Dauphine, n°. 3. On y trouvera des collections" ; aux n° XI-XIII (22-24 juin) : "La distribution... se fera... chez Madame Meunier, rue Gît-le-Coeur". Aux n° VI-X (9-13 juin), cette mention est précédée d'un avertissement : "Toutes les relations, informations et dénonciations que nos lecteurs désirent voir paroître dans ce journal, doivent être adressées avec signature, à l'hôtel de la Feutrière, rue de l'Ancienne-Comédie"
Contributeurs :Titre de départ. - La mention : "par M. Marat, l'auteur de l'Ami du peuple" n'apparaît qu'au n° IV (7 juin 1790), mais Marat est aussi l'auteur des n° I-III anonymes, d'après un avis dans "L'Ami du peuple" du 8 juin : "Tous les numéros du Junius français sont de moi, quoique les trois premiers ne portent pas mon nom"
Lieu de publication :Paris (France)
ISSN :2020-8227

Documents liés au périodique

Livres1 document

  • Le Junius français

    journal politique

    [Reproduction en fac-similé]
    Description matérielle : Pagination multiple ([ca 110] p.)
    Description : Note : Périodique réimprimé d'après l'exemplaire de la Bibliothèque Nationale
    Édition : Paris : Éditions d'histoire sociale , 1967
    Auteur du texte : Jean-Paul Marat (1743-1793)

    [catalogue][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb330892632]

Pages dans data.bnf.fr

Auteurs reliés

Auteur du texte :

  • Médecin, homme politique, journaliste et imprimeur. - Né à Boudry (canton de Neuchâtel, Suisse). Fils de Jean (-Baptiste) Mara, Genevois originaire de Sardaigne, ancien capucin converti au calvinisme. Se forme à la médecine à Paris puis séjourne jusqu'en 1772 en Angleterre où il publie plusieurs essais ; reçu docteur en médecine de l'université Saint Andrews (Écosse) en juin 1775. Se fixe ensuite à Paris où il est de 1777 à 1784 médecin des gardes du corps du comte d'Artois. Publie alors plusieurs traités de sciences physiques (électricité, feu, lumière, optique...). Devenu publiciste dès les débuts de la Révolution, il fait paraître de nombreux pamphlets politiques et lance notamment le 12 sept. 1789 le journal "L'Ami du peuple" (paru d'abord sous le titre "Le Publiciste parisien" et impr. en premier lieu par la veuve Hérissant), qu'il rédige entièrement, pour lequel il monte une imprimerie équipée d'abord de 2 presses (en association avec les libraires Dufour l'aîné, Raymond Sentiès jeune et François Buisson) ; "L'Ami du peuple" prendra fin le lendemain de sa mort (14 juillet 1793), après plusieurs interruptions (notamment en 1790 et entre déc. 1791 et avril 1792) et saisies. J.-P. Marat déclare en déc. 1789 avoir remis en vain le 4 nov. précédent, à 10 imprimeurs, sa "Dénonciation faite au tribunal du public... contre M. Necker" ; aucun n'ayant "osé la mettre sous presse [...] il a fallu que je me fisse imprimeur". Entre le 22 janv. et le 18 mai 1790, Marat échappe à une arrestation et se réfugie en Angleterre. À la suite de la journée du 17 juillet 1791, ses presses sont brisées et lui-même doit à nouveau se cacher. Le 23 août 1792, il se voit attribuer pour ses publications 4 presses provenant de l'ancienne Imprimerie royale. Élu député à la Convention le 9 sept. 1792. Décrété d'arrestation par la Convention girondine le 13 avril 1793, il est acquitté dès le 24 avril. Malade, il ne siège plus à la Convention à partir du début juin 1793. Assassiné le 13 juillet 1793 à Paris, à son domicile, par Marie-Anne-Charlotte de Corday d'Armont. Sa compagne Simonne Évrard conserve après sa mort le matériel d'imprimerie et le droit d'imprimer sous la raison "Veuve Marat" avant d'être obligée de restituer les 4 presses à l'État le 6 mars 1795. Les restes de Marat sont accueillis au Panthéon le 21 sept. 1794 puis en sont retirés le 8 fév. 1795

Sources et références

Voir dans le catalogue général de la BnF

Autre forme du titre

  • Le Junius français