Aḥmad ibn ʿAbd Allâh Abū al-ʿAlāʾ al-Maʿarrī (0973-1057)

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Pays :Syrie
Langue :arabe
Sexe :masculin
Naissance :Maarrat al-Numan (Syrie), 973
Mort :Maarrat al-Numan (Syrie), 1057
Note :
Poète. - Philosophe
Autres formes du nom :أحمد بن عبد اللّه أبو العلاء المعرّي (0973-1057) (arabe)
Abū al-ʿAlāʾ al-Maʿarrī (0973-1057) (arabe)
Abū ʿAlāʾ al-Maʿarrī (0973-1057) (arabe)
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ISNI :ISNI 0000 0001 2138 0215

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  • Documents de cet auteur : Al-luzūmiyyāt aw luzūm mā lā yalzam / li-Abī al-ʿAlāʾ al-Maʿarrī, qaddama lahu wa-ašrafa ʿalá iẖtiyārihi wa-taṣḥīḥihi ʿUmar Abū al-Naṣr, 1969
  • Ouvrages de reference : LC Authorities (2004-03-29) (Site archivé par la BnF depuis le 21/11/2012)
    Al-aʿlām / H̱ayr al-Dīn al-Ziriklī, 1990
  • Catalogues de la BnF : BN Cat. gén. suppl.
    BN Cat. gén. 1970-1979, arabe
    BnF Service arabe

Autres formes du nom

  • أحمد بن عبد اللّه أبو العلاء المعرّي (0973-1057) (arabe)
  • Abū al-ʿAlāʾ al-Maʿarrī (0973-1057) (arabe)
  • Abū ʿAlāʾ al-Maʿarrī (0973-1057) (arabe)
  • Abū al-ʿAlāʾ Aḥmad ibn ʿAbd Allâh al- Maʿarrī (0973-1057) (arabe)
  • Aḥmad ibn ʿAbd Allâh ibn Sulaymān al- Tanūẖī al-Maʿarrī (0973-1057) (arabe)
  • Abū al-ʿAlāʾ al-Maʿarrī al- Tannūẖī (0973-1057) (arabe)
  • Abou Ala al Maarri (0973-1057)
  • Aḥmad ibn ʿAbd Allâh ibn Sulaymān al-Tannūẖī al-Maʿarrī (0973-1057) (arabe)

Biographie Wikipedia

  • Abul ʿAla Al-Maʿarri ou Aboulala el-Maʿarri (973-1057) est un grand poète syrien de langue arabe, connu pour sa virtuosité et pour l'originalité et le pessimisme de sa vision du monde. En effet, ses poèmes philosophiques sont construits sur la base d’une tristesse existentielle profonde, faisant du pessimisme une ligne de conduite et le départ de toute réflexion philosophique.Descendant de la tribu de Tanukh, il naquit dans la ville syrienne de Ma`arrat an-N`uman au sud d'Alep. Une maladie d'enfance le laissa pratiquement aveugle. Il étudia à Alep, Antioche, et à Tripoli sur la côte de l'actuel Liban et commença sa carrière littéraire, soutenu par un petit revenu privé. Ses premières poésies furent rassemblées dans le recueil intitulé Saqt az-zand ("L'étincelle d'amadou"), qui jouit d'une grande popularité.Après environ deux ans passés à Bagdad, Al-Maari revint en Syrie en 1010, en partie du fait de la mauvaise santé de sa mère. À Bagdad, il avait été d'abord bien reçu dans des salons littéraires prestigieux ; mais quand il refusa de vendre ses panégyriques, il ne put trouver de mécène. Il renonça à la richesse matérielle et se retira dans une habitation reculée, pour y vivre dans des conditions modestes. Localement, Al-Maari jouit de respect et d'autorité, et de nombreux étudiants vinrent s'instruire auprès de lui. Il entretint également une correspondance active.Al-Maari écrivit un second recueil de poésies plus original, Luzum ma lam yalzam ("La nécessité inutile"), ou Luzumiyat ("Les nécessités"), se rapportant à la complexité superflue de l'arrangement des rimes. L'humanisme sceptique de sa poésie est également apparent dans la Risalat al-ghufran, dans laquelle le poète visite le paradis et rencontre ses prédécesseurs, poètes païens qui ont trouvé le pardon. Cette dernière œuvre a suscité quelques suspicions chez les musulmans qui ont pensé qu'il était marqué par le scepticisme. Il était d'ailleurs très original pour son milieu, végétalien et ayant défendu le végétarisme et les animaux avec sincérité, se basant sur ses interprétations du Coran et sur ses propres raisonnements .L'ouvrage Al-Fusul wa al-ghayat ("Paragraphes et périodes"), une collection d'homélies en prose rimée, fut même traitée de pastiche du Coran. Bien qu'il ait été l'avocat de la justice sociale et de l'action, Al-Maari pensait que les enfants ne devraient pas être conçus, afin d'épargner aux générations futures les douleurs de la vie. En novembre 2007, son œuvre était interdite d’exposition au Salon international du livre d'Alger (SILA) sur ordonnance du ministère des Affaires religieuses et des Wakfs algérien.Voici quelques-uns de ses vers audacieux :La vérité est soleil recouvert de ténèbres -Elle n'a pas d'aube dans les yeux des humains.La raison, pour le genre humainEst un spectre qui passe son chemin.Foi, incroyance, rumeurs colportées,Coran, Torah, ÉvangilePrescrivant leurs lois ...À toute génération ses mensongesQue l’on s’empresse de croire et consigner.Une génération se distinguera-t-elle, un jour,En suivant la vérité ?Deux sortes de gens sur la terre : Ceux qui ont la raison sans religion,Et ceux qui ont la religion et manquent de raison.Tous les hommes se hâtent vers la décomposition,Toutes les religions se valent dans l'égarement.Si on me demande quelle est ma doctrine,Elle est claire :Ne suis-je pas, comme les autres,Un imbécile ?Grand poète lyrique solitaire, il a été traduit en français par Adonis.

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