Michel Le Tellier (1643-1719)

Pays :France
Langue :français
Sexe :masculin
Naissance :Vast (Manche), 16-12-1643
Mort :La Flèche (Sarthe), 02-09-1719
Note :
D'origine normande. - Jésuite, entré au noviciat en 1661. - Provincial de France et confesseur de Louis XIV. - Il a travaillé avec les PP. Bouhours et Besnier à la traduction française du Nouveau Testament faite à partir de la Vulgate
Autres formes du nom :Michel Le Tellier (1643-1719)
Michel Letellier (1643-1719)
Le P. Letellier (1643-1719)
ISNI :ISNI 0000 0001 0801 1650

Ses activités

Auteur du texte38 documents2 documents numérisés

  • Avis importans et nécessaires aux personnes qui lisent les traductions françoises des Saintes Écritures et particulièrement celle du Nouveau Testament imprimé à Mons. [Par le P. M. Le Tellier.]

    Description matérielle : In-8° , 80 p., approbations et permission
    Édition : Lyon : P. Guillimin , 1675

    [catalogue, Visualiser dans Gallica][https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb308058752]
  • L'Erreur du peché philosophique combattue par les jesuites

    Description matérielle : [8]-298-[5] p.
    Description : Note : Titre de départ : "A l'auteur d'un écrit intitulé : Les veritables sentimens des jesuites touchant le peché philosophique". - Par le P. Michel Le Tellier, S.J. - Fausse adresse; impr. en France d'après le matériel typogr. - Publié en réponse au P. Jacques-Hyacinthe Serry. - Sera repris comme "5e lettre" dans les "Sentimens des jesuites sur le peché philosophique", Paris, P. Ballard, 1694
    Sources : CG, XCVI, 624. - Barbier. - Sommervogel

    [catalogue, Visualiser dans Gallica, table des matières][https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb333721235]
  • Apologia de padri domenicani missionarii della China

    Description matérielle : 613 p.
    Édition : , 1699
    Auteur du texte : Noël Alexandre (1639-1724), Charles Le Gobien (1653-1708)

    [catalogue][https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39370061s]
  • Avis à :Mr: +monsieur+ Arnauld sur sa :IV.: +quatrième+ denonciation

    Description matérielle : [2]-102-[4]-24 p.
    Description : Note : Par le P. Michel Le Tellier, S.J. - Publié en réponse à la "Quatriéme denonciation de l'heresie du peché philosophique, qui contient la reponse à la troisiéme Lettre des PP. jesuites" (1690). - Contient un "Parallele des propositions de Mr Arnauld avec celles que l'Eglise a déja pour la pluspart condamnées... pour servir de reponse à la Question curieuse, si M. Arnauld est heretique", qui a une p. de titre et une pagination propres (la "Question curieuse, si M. Arnauld..." est du P. Pasquier Quesnel). - Cet "Avis" sera repris comme "6e lettre" dans les "Sentimens des jesuites sur le peché philosophique", Paris, Ballard, 1694. - Adresse restituée d'après le matériel typogr.
    Sources : Sommervogel
    Imprimeur-libraire : Guillaume Behourt (1666-1739)

    [catalogue][https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb36123646g]
  • Declaration du pere provincial des Jesuites, et des superieurs de leurs maisons de Paris

    Description matérielle : 5-[1 bl.] p. (sig. A4)
    Description : Note : Titre de départ. - Signé : Michel Le Tellier, Gabriel Daniel, Henry-Charles Forcet, Paul Bodin. - Suivi de la souscription signée "Jean Hardouin" à cette déclaration de ses supérieurs, datée 27 décembre 1708. - Peut-être impr. par l'Imprimerie royale, d'après le matériel typographique
    Sources : CG, LXVIII, 666-667. - Sommervogel
    Édition : Paris , 1709
    Auteur du texte : Gabriel Daniel (1649-1728), Henry-Charles Forcet (1650-1742), Jean Hardouin (1646-1729)

    [catalogue][https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30298467w]

Auteur présumé du texte3 documents1 document numérisé

  • Sentiment des jesuites touchant le peché philosophique

    Description matérielle : 60 p.
    Description : Note : Titre de départ : "Lettre à un homme de la Cour". - Par le P. Dominique Bouhours, S.J. ou le P. Michel Le Tellier, S.J., en réponse à Antoine Arnauld. - Marque au titre. - Contient aussi : "Sentiment du professeur de Dijon sur sa these du peche philosophique", en franc̜ais et en latin, signé Franc̜ois Musnier. - Les "Philosophistae seu Excerpta pauca ex multis libris..." publiés en 1691 par des théologiens de Louvain, répondent, entre autres écrits des jésuites, à cette lettre et à la précédente
    Sources : CG, XVII, 253. - Barbier
    Auteur présumé du texte : Dominique Bouhours (1628-1702)
    Ancien possesseur : Pierre-Daniel Huet (1630-1721)
    Imprimeur-libraire : Veuve de Sébastien Mabre-Cramoisy (16..-1717)

    [catalogue, Visualiser dans Gallica][https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb336011699]
  • II. Lettre d'un docteur en theologie a un missionnaire de la Chine

    Description matérielle : 48 p.
    Description : Note : La [première] "Lettre d'un docteur en theologie a un missionnaire de la Chine", 1686, est attribuée par Barbier au P. Le Tellier, jésuite
    Édition : Paris : E. Michallet , 1687

    [catalogue][https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb33454106t]
  • Le P. Quesnel heretique dans ses Reflexions sur le Nouveau Testament

    Description matérielle : [16]-176 p.
    Description : Note : Par Jacques-Philippe Lallemant d'après Barbier. A été aussi attribué au P. Michel Le Tellier par Sommervogel. - Bandeaux et lettrine gr. s. b. Fleuron gr. s. b. au titre
    Sources : Barbier
    Édition : , 1705
    Auteur du texte : Jacques-Philippe Lallemant (1660-1748)

    [catalogue][https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30723292r]

Traducteur3 documents2 documents numérisés

  • Recueil des écrits qui concerne la Nouvelle Alliance établie par Jésus Christ. - Les 27 livres qui le composent (et qui sont tous généralement admis par les diverses confessions chrétiennes) ont tous été rédigés en grec, au début de l'ère chrétienne (entre 50 et 90 environ). Ce sont : les 4 Évangiles, les Actes des Apôtres, les 14 lettres qui constituent le Corpus paulinien, les 7 Épîtres dites catholiques et l'Apocalypse

    Bible. N.T. avec Michel Le Tellier (1643-1719) comme traducteur

  • Ensemble des textes sacrés pour les religions juive et chrétienne, écrits par des auteurs différents, à des époques différentes, est traditionnellement divisé en "Ancien" et "Nouveau" Testament par les chrétiens. Le canon hébraïque ne reconnaît que les 39 livres de l'"Ancien" Testament. Le canon catholique reconnaît 45 livres dans l'"Ancien" Testament (en comptant les livres de la version grecque des Septante) et 27 livres dans le "Nouveau" Testament. Le canon protestant reconnaît 39 livres dans l'"Ancien" Testament (comme le canon hébraïque) et 27 pour le "Nouveau" Testament

    Bible avec Michel Le Tellier (1643-1719) comme traducteur

  • T. Curtii Rufi de Rebus gestis Alexandri Magni... cum supplementis Freinshemii...

    Description matérielle : In-4°
    Édition : Parisiis , 1678
    Auteur du texte : Quinte-Curce

    [catalogue][https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb339967326]

Autre2 documents

  • Recueil historique des bulles et constitutions... concernant les erreurs de ces deux derniers siècles...

    [catalogue][https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb335720070]
  • Relation sommaire de ce qui s'est passé dans l'affaire de quelques théologiens de Douay

    Description matérielle : In-4°. Pièce
    Description : Note : Condamnation des doctrines jansénistes enseignées à Douay par le professeur Gilbert. - Par le P. Michel Le Tellier, S.J. d'après E. Celani dans le supplément au "Dictionnaire des anonymes" de Barbier
    Édition : Paris : F. Muguet , 1692

    [catalogue][https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb33579465z]

Documents à propos de cet auteur

Documents à propos de l'auteur Michel Le Tellier (1643-1719)

Pages dans data.bnf.fr

Auteurs reliés

Cette page dans l'atelier

Sources et références

Voir dans le catalogue général de la BnF

Sources de la notice

  • Documents de cet auteur : Avis importans et nécessaires aux personnes qui lisent les traductions françoises des Saintes Écritures et particulièrement celle du Nouveau Testament imprimé à Mons / [par le P. M. Le Tellier], 1675
  • Ouvrages de reference : Sommervogel : Tellier
    Michaud : Letellier
  • Catalogues de la BnF : BN Cat.gén.

Autres formes du nom

  • Michel Le Tellier (1643-1719)
  • Michel Letellier (1643-1719)
  • Le P. Letellier (1643-1719)

Biographie Wikipedia

  • Michel Le Tellier, né à l’Énauderie, hameau du Vast le 16 décembre 1643 et mort le 2 septembre 1719 à La Flèche, est un jésuite français, dernier confesseur de Louis XIV.Fils d’un vigneron normand, Le Tellier fit ses études à Caen, au collège des jésuites, qui en jugèrent si favorablement, qu’ils le reçurent parmi eux dès l’âge de 17 ans, le 26 septembre 1661. Il fut élevé au sacerdoce en 1674, admis à la profession solennelle des quatre vœux, le 2 février 1677, à Rennes. Après avoir régenté avec succès la philosophie et les humanités, ses supérieurs parurent le destiner uniquement aux lettres et il fut chargé de travailler sur une édition ad usum Delphini de l’Histoire d’Alexandre le Grand de Quinte-Curce;. L’édition qu’il en donna en 1678 fut estimé et le fit choisir avec quelques autres pères, distingués par de semblables travaux, pour établir à Paris, au collège de Clermont, une société de savants, qui succédât à Sirmond et à Pétau. Mais ce projet, dont l’exécution était naturellement assez difficile, fut dérangé par le goût que Le Tellier se consacra bientôt à un genre d’écrits tout différent, qui le conduisit par degrés aux premiers emplois de sa compagnie.Ayant acquis en théologie des connaissances assez profondes et une érudition assez étendue, il y fut successivement réviseur, recteur, provincial de sa compagnie. Il fut un des principaux adversaires de la version du Nouveau-Testament, dite de Mons qu’il attaqua dans trois ouvrages différents, en 1672-75 et 1684. Il prit ensuite beaucoup de part à la controverse sur les cérémonies chinoises. Sa Défense des nouveaux chrétiens, et des missionnaires de la Chine, du Japon et des Indes, point de départ d’une polémique aussi productive qu’ardente qui parut en 1687, 2 vol. in-12, fut vivement attaquée par Arnauld et du Vaucel, et déférée à Rome, où elle ne fut pas condamnée. Le Tellier y donna depuis une suite, et répondit à ses ennemis. Il contribua, avec Besnier, à la traduction du Nouveau-Testament à partir de la Vulgate de Bouhours, qui parut en 1697 et en 1703. Ayant été choisi pour continuer les Dogmes théologiques de Pétau, il s’attacha au traité de la pénitence, qu’il acheva, mais qui n’a pas été imprimé.Dans la querelle faite aux Jésuites sur ce qu’on appelait le péché philosophique, il publia quelques petits écrits, en 1691, pour la justification de ses confrères. Il fut un des premiers collaborateurs des Mémoires de Trévoux. Le Tellier est encore auteur de quelques ouvrages contre les jansénistes, comme : Recueil de bulles sur les erreurs des deux derniers siècles, 1697; Histoire des cinq propositions de Jansénius (sous le nom de Dumas), Liège, 1699, in-12. ; Le P. Quesnel séditieux et hérétique, 1705, in-12, etc. Ces écrits exposèrent Le Tellier à l’animadversion d’un parti nombreux et puissant, qui l’a peint ensuite comme ayant horriblement abusé de la confiance de Louis XIV. Le Tellier eut aussi les mêmes fonctions de confesseur auprès de Monseigneur en 1711, mais les jansénistes ne lui épargnèrent aucune injure.Ce fut après la mort du père de la Chaise, que Le Tellier, arrivé par les degrés jusqu’au poste de provincial dans sa compagnie, fut nommé confesseur du roi, en février 1709, place d’autant plus importante, que la feuille des bénéfices était attachée. Pendant ces six années, ce religieux modèle, plein de mépris pour lui-même et[non neutre] dont les vertus surnaturelles préciser étaient reconnues de tout le monde il faut citer les sources, qui se traitait avec rigueur, exerça une influence importante sur Louis XIV qui, parlant de lui au duc d’Harcourt, lui dit : « Je ne connais pas dans tout mon Royaume un homme plus intrépide et plus saint ». Louis XIV n’avait cependant pas ignoré l’impopularité dont son zélé conseillé était l’objet, à la cour, dans la noblesse de Paris et de la province, et surtout parmi les protestants et les jansénistes avérés ou secrets, dont ses nouvelles fonctions lui avaient permis de réprimer l’ardeur et d’affaiblir l’influence. On assure, dans beaucoup de libelles et même dans quelques histoires, que Le Tellier fut dès lors l’âme de toutes les affaires, et qu’il se montra violent et persécuteur. Mais Louis XIV ne suivit pas, après 1709, une conduite différente de celle qu’il avait tenue jusque-là ; il regardait déjà les jansénistes comme dangereux et il les contint avec fermeté. L’acte le plus sévère de cette partie de son règne fut la destruction de Port-Royal des Champs en 1709, mesure accompagnée de circonstances propres à la faire paraître encore plus rigoureuse. L’affection profonde de Louis XIV pour la Compagnie de Jésus l’engagea à entretenir Le Tellier des craintes que lui inspirait cette haine et de la vengeance qu’on ne manquerait pas d’exercer contre lui, dès le début d’un nouveau règne. « Sire, lui répondit le confesseur, que pourrais-je craindre, quand je défends les seuls intérêts de Dieu ? Si la Compagnie succombait en combattant pour une aussi belle cause, Dieu saurait se créer d’autres défenseurs. Il n’est pas nécessaire que la Compagnie ne meure point, mais il est nécessaire que la sainte Église demeure sans tache et toujours debout ». Ces paroles donnent une idée de cette âme faite d’acier, qui ne connaissait pas d’autre ligne que la ligne droite du devoir et qui avait un inviolable attachement aux grands principes et que rien n’aurait fait transiger avec ce qu’il considérait comme l’erreur. Il est regrettable que Le Tellier n’ait pas su mieux faire accepter cette intransigeance de doctrine par l’aménité, la grâce et la douceur de la forme. Ceux qui l’ont le plus maltraité, sont, le duc de Saint-Simon, dans ses Mémoires ; Antoine Dorsanne dans son Journal et Villefore dans ses Anecdotes sur la constitution Unigenitus. Tous trois, qui favorisaient le parti que Le Tellier avait combattu, ramassaient avec soin, citant comme des autorités, de petites anecdotes, des propos, et des conversations. Saint-Simon rapporte ainsi du bruit qui courut que Le Tellier avait fait faire au roi mourant les vœux de sa société ; mais il ajoute que le chirurgien du roi, Maréchal, qui n’aimait pas non plus Le Tellier, lui a certifié que le fait était faux : cette histoire a pourtant été répétée dans d’autres recueils. Encore selon Dorsanne et Villefore, c’est le père Le Tellier qui aurait tout fait dans l’affaire de la bulle Unigenitus : il aurait fatigué Louis XIV de ses sollicitations; il aurait forcé la main au pape ; les cardinaux comme les évêques auraient été ses agents serviles, et auraient sacrifié leur devoir à la politique. Il est possible qu’avec de bonnes vues, dans le fond, Le Tellier ait été, en quelques occasions, entraîné trop loin par l’ardeur de son zèle ; mais il y a loin de là au caractère odieux qu’on lui prête et au rôle violent qu’on lui fait jouer. Des écrivains Citer les sources non suspects citent de lui des traits honorables. Louis XIV lui ayant demandé s’il était parent des Le Tellier de Louvois, il répondit qu’il n’était que le fils d’un paysan. Le chancelier d’Aguesseau rapporte, dans le Discours sur la vie et la mort de M. d’Aguesseau, que le roi ayant demandé un jour au père Le Tellier pourquoi il ne se servait pas, pour ses voyages, d’un carrosse à six chevaux, comme son prédécesseur ; le confesseur répondit que « cela ne convenait point à son état ». Après la mort de Louis XIV, Le Tellier se trouva en butte à toute la haine du parti triomphant. On ne sait si cette disgrâce fut due à un ressentiment politique du duc d’Orléans et de son parti, à une vengeance des jansénistes, à une réaction du nouveau pouvoir contre l’influence des Jésuites sous le long règne de Louis XIV, ou peu de chacun de ces divers motifs, mais il était particulièrement odieux au cardinal de Noailles : il fut persécuté et expulsé de Paris. Même l’exil d’Amiens, où sa vie était des plus retirées, parut trop près de la cour, et, malgré son grand âge, les supérieurs durent à la demande du Régent, de l’envoyer au collège jésuite de la Flèche, où il mourut à l’âge de 76 ans.Le Tellier était, à sa mort, membre honoraire de l’Académie des inscriptions et belles-lettres depuis dix ans.

Pages équivalentes