Mano Dayak (1950-1995)

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Pays :Niger
Langue :français
Sexe :masculin
Naissance :1950
Mort :15-12-1995
Note :
Rebelle touareg. - Fondateur du Front de libération du Tamoust
ISNI :ISNI 0000 0000 3339 1870

Ses activités

Auteur du texte3 documents

  • Je suis né avec du sable dans les yeux

    document

    Description matérielle : 234 p.-[8] p. de pl. en coul.
    Description : Note : En appendice, choix de témoignages
    Édition : Paris : France loisirs , 1996

    [catalogue][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb366936532]
  • Je suis né avec du sable dans les yeux

    document

    Description matérielle : 234 p.-[8] p. de pl. en coul.
    Description : Note : En appendice, choix de témoignages
    Édition : Paris : Fixot , 1996

    [catalogue][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb36689437h]
  • Touareg, la tragédie

    Description matérielle : 217 p.-[8] p. de pl. en coul.
    Description : Note : En appendice, choix de témoignages
    Édition : Paris : Lattès , 1992
    Contributeur : Jérôme Strazzulla, Michaël Stührenberg

    [catalogue][http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb366572831]

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Sources de la notice

  • Touareg, la tragédie / Mano Dayak ; avec la collab. de Michael Stührenberg et de Jérôme Strazzulla, 1992
  • Monde, 1995-12-21

Biographie Wikipedia

  • Mano Dayak (1949 - 15 décembre 1995) était un entrepreneur touareg du Niger, l'un des chefs de la rébellion des années 1990. Il est né dans la vallée de Tidene, au nord d'Agadez et appartient à la tribu des Ifoghas, originaire du Mali voisin. A l'âge de 10 ans, il suit avec réticence les cours de l'école française nomade d'Azzel, forcé par l'administration française. Mais il prend goût aux études et continue sa scolarité au collège d'Agadez avant de partir travailler à Niamey.À 20 ans, il part aux États-Unis où il poursuit ses études (bac et études supérieures) entre New York et Indianapolis, tout en travaillant.En 1973, il part à Paris, et s’inscrit dans la section de l’École Pratique des Hautes Études Technologiques en Anthropologie culturelle et sociale du monde berbère. Il s'y marie avec Odile, et ils ont eu ensuite deux fils : Mawli (ou Maoli) et Madani.De retour au Niger, il devient guide dans le désert, salarié d'une agence de voyages française. Puis il fonde sa propre agence de tourisme Temet Voyages, qui devient la plus importante d'Agadez. Il a ainsi contribué efficacement à l'essor du tourisme dans la région. Il a également participé à l'organisation du rallye Paris-Dakar, devenant proche de Thierry Sabine et à l'organisation de films tels que Un thé au Sahara de Bernardo Bertolucci.En tant que leader de la CRA (Coordination de la Résistance Armée), il devient l'un des principaux chefs de la rébellion touarègue des années 1990, au même titre que Attaher Abdoulmomin chef du Front de Libération du Nord Niger, Rhissa ag Boula du FLAA (Front de Libération de l'Aïr et de l'Azawak) et Mohamed Anako de l'UFRA (Union des Forces de la Résistance Armée).Le 15 décembre 1995, en vue des négociations, il doit rencontrer le président nigérien Mahamane Ousmane et embarque à bord d'un avion affrété par un chargé de mission du gouvernement français en compagnie d'un journaliste français, Hubert Lassier, et deux autres chefs de la rébellion touarègue, dont Hamed Ahmed ag Khalou et Yahaha Willi Wil. Mais selon des témoins oculaires, juste après son décollage l'avion prend feu, explose, puis s'écrase. Tous ses passagers sont tués.Cet accident tragique a contribué à forger sa légende, et il est aujourd'hui connu comme celui qui a rappelé au monde l'existence et la souffrance du peuple touareg. Son charisme lui a valu l'amitié et l'admiration de nombreuses personnalités telles que Bernardo Bertolucci, Jean-Marc Durou.En 1996, un artisan touareg nommé Assaghid a créé en son honneur un bijou sur le modèle des croix des tribus du Niger, bijou qui reste le symbole de la rébellion.L'aéroport d'Agadez s'appelle aujourd'hui "l'aéroport international Mano Dayak".Dans leur album intitulé Aman Iman, Tinariwen lui rend hommage dans une chanson portant son nom.

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