Guillaume-François Galletti (17..-1797)

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Pays :France
Sexe :masculin
Naissance :17..
Mort :1797
Activité commerciale :Imprimeur libraire
Note :
Autre(s) graphie(s) : Galleti. - Imprimeur. - En activité dès 1791. Reprend en août 1792 l'imprimerie de la "Société typographique" établie aux Jacobins-Saint-Honoré, dans l'ancienne caserne du bataillon Saint-Roch. De 1793 à mai 1797, publie le "Journal des lois de la République". Poursuivi par le Comité de salut public pour y avoir dénoncé l'existence d'une tannerie de peau humaine à Meudon. Entre 1795 et 1797, sert d'agent de souscription à Paris et d'informateur pour les périodiques provinciaux. Encore en activité en messidor an V (juin-juillet 1797). Veuve attestée dès juin 1798
Autres formes du nom :Guillaume-François Galetti (17..-1797)
Guillaume-François Gallety (17..-1797)
ISNI :ISNI 0000 0003 6443 3799

Ses activités

Imprimeur-libraire6 documents3 documents numérisés

  • Tous les 2 ou 3 jours. quotidien (26 mars-28 mai 1794)

    (N° 1er.) Du 183me jour de l'Égalité, et l'an premier ; car je ne ments pas, même avec un décret [22 ? juillet 1793] - (N° 22) Du 231me jour de l'Égalité, et l'an premier ; car je ne ments pas, même avec un décret [9 septembre 1793]. (N° 23) Le 14 septembre 1793, vieux stile ; o:a:d: le 236me jour de l'Égalité, et l'an premier : je ne date pas de l'an 2me ; car je ne ments pas, même avec un décret - (N° 31) Le 11 octobre 1793, vieux stile ; o.a.d. le 262me jour de l'Égalité, et l'an premier : je ne date pas de l'an 2me ; car je ne ments pas, même avec un décret. (N° 32) République française, l'an deux, le 22 du premier mois... [13 octobre 1793] - N° 150. Nonodi, 9 prérial ; ou mercredi 27 [i. e. 28] may [1794] (style esclave)

  • Adresse à la Convention nationale, à tous les clubs et sociétés patriotiques, pour les nègres détenus en esclavage dans les colonies franc̜aises de l'Amérique

    Description matérielle : 15 p.
    Description : Note : Titre de départ. - À la fin : "Paris, le 17 mai 1793, l'an deuxième de la République franc̜aise. J. Labuissonniere. Narcisse, lieutenant des hussards américains. Hellot, idem. Saint-George Milscent, maréchal-des-logis. Lapais, idem. Ferant, adjudant [et al.] Approuvé par tous les braves républicains"

    [catalogue, Visualiser dans Gallica][https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb36120181w]
  • Déclarations motivées d'Antonnelle, juré au Tribunal révolutionnaire, dans diverses affaires

    Édition : , [179?]
    Auteur du texte : Pierre-Antoine Antonelle (1747-1817)

    [catalogue, Visualiser dans Gallica][https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30022985z]
  • Duchesne, dit Duquesne, au citoyen Crassous, représentant du peuple en commission

    Description matérielle : 8 p.
    Description : Note : Commence ainsi "Versailles, 12 germinal, l'an second de l'ere républicaine"
    Édition : , [1794?]

    [catalogue, Visualiser dans Gallica][https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30364555r]
  • Adresse à la Convention nationale

    Description matérielle : 8 p.
    Description : Note : Titre de départ. - Pour que l'Assemblée abroge la loi du 25 août 1792 qui supprime le droit de rabattement de décret

    [catalogue][https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb36120180j]

Pages dans data.bnf.fr

Auteurs reliés

Cette page dans l'atelier

Sources et références

Voir dans le catalogue général de la BnF

Sources de la notice

  • Hatin
    Wauters
    Arbour, Femmes, 1470-1870

Sources sur les imprimeurs-libraires

  • Répertoire d'imprimeurs-libraires (vers 1500-vers 1810) réalisé par le Service de l'Inventaire rétrospectif des fonds imprimés de la Bibliothèque nationale de France. Dernière édition : Répertoire d'imprimeurs-libraires (vers 1500-vers 1810), par Jean-Dominique Mellot et Élisabeth Queval, avec la collaboration d'Antoine Monaque. - Paris : Bibliothèque nationale de France, 2004. Notice dans le Catalogue général de la BnF :
    http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb391796300

Formations en ligne de l'École nationale des chartes

Autres formes du nom

  • Guillaume-François Galetti (17..-1797)
  • Guillaume-François Gallety (17..-1797)

Biographie Wikipedia

  • Guglielmo Francesco Galletti († 1798) était un imprimeur, éditeur et journaliste italien actif à Paris pendant la Révolution française.Originaire du Piémont (royaume de Sardaigne), Guglielmo Francesco Galletti s’était établi à Paris avant la Révolution.En 1792 il ouvrit une imprimerie en rue Saint-Honoré, dans le même bâtiment où siégeait le Club des Jacobins. Grâce à cette position stratégique il réussit à attirer de nombreux clients illustres (tels que Robespierre, Pierre-Antoine Antonelle, Jean-Marie Collot d’Herbois, Philippe Buonarroti, Edmond Louis Alexis Dubois de Crancé et Charles-Nicolas Osselin) qu’y firent imprimer des discours et des pamphlets. Avec Osselin en novembre 1792 Galletti fonda le Journal des Lois de la République une et indivisible. Au début ce journal était consacré presque exclusivement aux débats parlementaires, dont il donna des brefs comptes-rendus. Le compte-rendu relatif à la journée du 2 juin 1793, soulignant les pressions populaires subies par la Convention, déplaît aux Jacobins. Par conséquent, Osselin fut forcé à abandonner le Journal des Lois. Le Monitore italiano politico e letterario, édité en 1793 à Nice par le jacobin piémontais Giovanni Antonio Ranza, publia régulièrement des articles du « Journal des Lois » en traduction italienne. Dans l’an II Galletti publia aussi le Journal de la Commune, consacré aux travaux de la première Commune de Paris. Dans la même année Galletti fut brièvement arrête par ordre du Comité de salut public, à cause d’un article sur le commerce entre la France et les pays neutres, jugé indiscret et inconvenable à cause de la situation militaire (Première Coalition). Terroriste pendant la Terreur, le « Journal des Lois » devint violemment thermidorien après Thermidor et participa à la campagne de calomnies lancée contre Robespierre et sa « faction anthropophage ».Probablement parmi les rédacteurs du Journal des Lois il y avait Joseph Maria Piccini (Giuseppe Maria Piccinni), fils du célèbre compositeur italien Niccolò Vito Piccinni. Dans l’an III Galletti polémiqua avec « Le Tribun du Peuple » de Babeuf, qui accusa le « Journal des Lois » d’être un journal « contre-révolutionnaire » dirigé par Dubois-Crancé. Galletti repoussa cette accusation et, à son tour, accusa Babeuf d’être un « prédicant de l’anarchie » et de la Terreur. Avec le début du régime du Directoire le quotidien de Galletti changea son nom, en devenant le Journal des Lois des deux Conseils et du Directoire de la République française. Il se fit promoteur de la théophilanthropie et, plus en général, de la politique du gouvernement. De son côté, celui-ci commença à soutenir économiquement le Journal de Lois. Après les élections de l’an V, le journal prit le nom de Le Pacificateur. Les nouvelles de l’étranger augmentèrent, de même que les articles d’opinion rédigés par des auteurs illustres, tels que Dominique-Joseph Garat et Pierre-Louis Ginguené. Les rédacteurs responsables étaient Galletti et Jean-Baptiste Picquenard, ci-devant secrétaire de la commission civile de Sonthonax à Saint-Domingue et futur auteur du roman historique Adonis, ou Le bon nègre. Dans plusieurs articles parus sur Le Pacificateur Picquenard polémiqua contre les dessins politiques colonialistes du club de Clichy et le vice-amiral Villaret-Joyeuse, en les accusant de vouloir rétablir l’esclavage.En collaboration avec Agnelli (éditeur à Lugano) et avec Cougnet (éditeur à Nice), en 1797 Galletti lança un nouveau journal, nommé L’Italiano imparziale. Gazzetta politica e letteraria et destiné à diffuser la propagande française dans « Républiques sœurs » d’Italie. Galletti mourut en prairial an VI (1798). Peu après, la publication du Pacificateur cessa. Après la mort de Galletti, l’imprimerie fut dirigée par sa veuve. Entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle, elle publia encore quelques opuscules, parmi lesquelles on peut mentionner un discours de Benjamin Constant.

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