Tristan Klingsor (1874-1966)

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Country : France
Language : français
Gender : masculin
Birth : La Chapelle-aux-Pots (Oise), 08-08-1874
Death : Le Mans, 02-08-1966
Note :
Peintre, poète et auteur dramatique. - État-civil : Leclère, Arthur-Justin-Léon
Field : Peinture
Littératures
Variants of the name : Tristan L. Klingsor (1874-1966)
Léon Leclère (1874-1966)
Tristan Leclère (1874-1966)
ISNI : ISNI 0000 0001 2028 7617
Information (BnF catalog archives and manuscripts) : Arthur-Justin-Léon Leclère nait le 8 août 1874 à La Chapelle-aux-Pots (Oise) où son père, Arthur Leclère, ingénieur et ancien élève de l’école des arts et métieurs de Châlons, originaire d’Amiens, était devenu fermier pour être indépendant. Sa mère, Marie Mary, est d'origine normande.
Pendant ses études au collège de Beauvais (jusqu'en 1891), il fait montre de facilités pour la composition des vers et dessine. Dès l’âge de 14 ans, il compose des chansons qui servent d’intermèdes dans des pièces jouées par les habitants de son village. Il reçoit des leçons d'harmonie et se perfectionne en autodidacte à l'aide du traité d'Henri Reber.
En 1891, il obtient le troisième prix au concours de poésie de la revue
La Plume. Pendant son service militaire à Beauvais et à Briançon (1891-1895), il étudie Gérard de Nerval et Aloysius Bertrand et commence à publier des poèmes d'inspiration symboliste dans des revues françaises et belges, d'abord sous le nom de Léon Leclère, puis sous le pseudonyme de Tristan Klingsor, inspiré non par Wagner mais par les légendes arthuriennes. Comme Nerval, il considère la poésie comme une forme de musique, et critiques, commentateurs et interprètes s'accordent pour saluer les qualités rythmiques et musicales de son oeuvre poétique.
Tout en continuant à publier dans des revues, il fait éditer ses premières plaquettes,
Triptyque des châtelaines (1892), d'inspiration médiévale, puis
Triptyque à la marguerite (1894), où il commence à utiliser des refrains de chansons populaires, qui joueront un grand rôle dans son art. Toujours en 1894, il fonde le périodique
L’Ibis avec son ami Henri Degron, qui l'aide à trouver un emploi de bibliothécaire à l'Hôtel de ville de Paris (1895-1902). Dans son premier recueil,
Filles-fleurs (1895), il tourne le dos au symbolisme de ses débuts et confirme son intérêt pour la chanson populaire. À partir de
Squelettes fleuris (1897), il adopte le vers libre. La première partie du recueil est dédiée à Pierre de Bréville (1861-1949), qui a déjà mis quelques-uns de ses poèmes en musique et lui donne à l'époque des leçons de composition. Parallèlement, il suit les cours de l’École du Louvre (1896-1899) et voyage en Italie pour écrire sa thèse sur la peinture française en Piémont au 15e siècle. Il conservera une prédilection pour ce siècle, considérant que depuis la Renaissance l’art plastique a "déraillé". Les peintures du château de la Manta, près de Saluces, l'impressionnent durablement et seront bien plus tard à l'origine de la composition du
Prince vert (vers 1955). Son troisième recueil,
L’escarpolette, où il utilise des personnages de contes de fées, paraît en 1899.
De 1902 à 1909, il fréquente les réunions hebdomadaires des "Apaches", organisées par le peintre Paul Sordes, où la musique russe est à l'honneur. Il y rencontre en particulier Maurice Ravel, Maurice Delage, Léon-Paul Fargues, Ricardo Viñès, Michel-Dimitri Calvocoressi, Émile Vuillermoz et Désiré-Émile Inghelbrecht. À cette époque, il juge Wagner "discutable" et ses goûts musicaux le portent vers Rameau, Gluck, Couperin, Borodine et Rimsky-Korsakov. Celui-ci compte parmi les sources d'inspiration de
Schéhérazade, qui paraît en 1903 ; dans une lettre vendue en même temps que le fonds Klingsor (lot 283 du catalogue de vente), Rimsky-Korsakov remerciait Klingsor de lui avoir fait l'hommage d'un exemplaire de son recueil.
Le 3 septembre de la même année, ce dernier épouse Marie Morcel ; leur fille unique, Renée, naît en 1905.
Klingsor se perfectionne dans la peinture, qu'il aborde par le dessin japonais puis par l'aquarelle. Pour pouvoir peindre pendant la journée, il devient contrôleur départemental des services d’assistance. Il occupera ce poste pendant 58 ans, jusqu’à sa retraite. De 1905 à 1913, il expose des portraits et des natures mortes au Salon d'automne, cependant que paraissent trois nouveaux recueils de poèmes,
Le valet de coeur (1908), les
Chroniques du chaperon et de la braguette (1910) et les
Poèmes de Bohême (1913). Il influence les poètes du groupe "fantaisiste" (1910-1914), dont il se distingue cependant par l'usage du vers libre. Il s'essaie au théâtre, avec
La duègne apprivoisiée, représentée au théâtre de la Bodinière le 11 février 1907. Sur le plan musical, l'éditeur Alexis Rouart publie en 1905 et 1906 ses premières mélodies, la
Chanson d'amour et de souci et les
Chansons de ma mère l'Oie. Pendant la Première guerre mondiale, réformé à cause d'une pleurésie, il reprend son poste dans l'administration.
Deux recueils de poèmes, les
Humoresques et
L'escarbille d'or, paraissent en 1921. En peinture, il se tourne vers le paysage, et cette nouvelle orientation se reflète dans les
Poèmes du brugnon (1932), où la nature et le paysage tiennent une grande place. De 1934 à 1936, il aborde le poème en prose avec les
Poèmes de la princesse Chou, dont neuf seulement sur une centaine seront édités de son vivant et dont il détruira une partie. Pendant l'entre-deux-guerres, il écrit aussi plusieurs ouvrages et articles de critique artistique et expose ses vues esthétiques sous forme humoristique dans l'
Essai sur le chapeau (1926). Enfin, quelques recueils de mélodies et des oeuvres pour piano ou de musique de chambre paraissent entre 1922 et 1934 chez Rouart-Lerolle et chez Maurice Senart.
Après la Seconde guerre mondiale, il publie encore les
Cinquante sonnets du dormeur éveillé (1949),
Le tambour voilé (1960) et
La maison d'Aloysius (1964). Ce dernier recueil est inspiré par la maison qu'il avait achetée à Saint-Maixent (Sarthe) en 1935, où vit sa fille et où il se retire en 1965, après avoir été expulsé de son appartement parisien de la rue Montsouris. Malade, il meurt le 2 août 1966 à l'hôpital du Mans.

La plupart des oeuvres musicales de Klingsor sont restées manuscrites. Cependant, certaines ont été exécutées, comme en témoignent les parties séparées annotées de certaines oeuvres. Paul Le Flem, dans son texte écrit pour l'
Hommage à Tristan Klingsor placé en tête de l'
Album publié en 1955, se souvient d'avoir dirigé les Chanteurs de Saint-Gervais dans des choeurs a cappella de Klingsor, dont il salue les qualités d'écriture en ces termes : "Ne croyez pas à un travail d’amateur. Lisez de près certaines pages et vous y découvrirez des adresses, un tour de main qu’un professionnel de la composition ne désavouerait pas".
Klingsor a écrit pour une grande variété de formations, tant vocales qu'instrumentales, de la voix seule non accompagnée à l'orchestre symphonique. Le fonds contient pour certaines de ses oeuvres une documentation complète, permettant d'étudier à partir des états successifs illustrés par les différents manuscrits sa manière de composer.

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Manuscripts and archives (17)

Noël de Saboly (VM FONDS 115 KLI) with Tristan Klingsor (1874-1966) as Arranger
Fonds Tristan Klingsor (VM FONDS 115 KLI) with Tristan Klingsor (1874-1966) as Producteur de fonds d'archives
Transcriptions. Ravel, Maurice. Shéhérazade. O 41 (Mélodies). Voix, orgue, piano (VM FONDS 143 LSM-40) with Tristan Klingsor (1874-1966) as Author
Oeuvres de Tristan Klingsor (musique notée) (VM FONDS 115 KLI) with Tristan Klingsor (1874-1966) as Composer
Le Baiser (Ms-15112 (1-6)) with Tristan Klingsor (1874-1966) as Author
Klingsor, Tristan (NAF 28352) with Tristan Klingsor (1874-1966) as Author
Klingsor, Tristan (NLA-416 (178)) with Tristan Klingsor (1874-1966) as Author
Klingsor, Tristan (NAF 28222 (168)) with Tristan Klingsor (1874-1966) as Author
Kiehl - Labisse (LJ-Mn-169(2)) with Tristan Klingsor (1874-1966) as Author
Klingsor, Tristan (NAF 28352 (60)) with Tristan Klingsor (1874-1966) as Author
Klingsor, Tristan (NAF 28736 (1) - NAF 286 (2)) with Tristan Klingsor (1874-1966) as Autre
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Books (2)

Tristan Klingsor
[Recueil. Dossiers biographiques Boutillier du Retail. Documentation sur Tristan Leclère (Tristan Klingsor)]

Archives and manuscripts (1)

Tristan Klingsor (4-COL-31(166))

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