Richard II (roi d'Angleterre, 1367-1400)

Pays :Grande-Bretagne
Langue :anglais
Naissance :Bordeaux (Gironde), 06-01-1367
Mort :Pontefract Castle (GB), 14-02-1400
Note :
Fils du Prince Noir et de Jeanne de Kent, succéde à son grand-père Édouard III (en 1377). Henri de Lancastre, son cousin le força à abdiquer en sa faveur et monta sur le trône sous le nom d'Henri IV (en 1399)
Domaines :Histoire de l'Europe
Autre forme du nom :Richard II (roi d'Angleterre, 1367-1400)

Documents à propos de cet auteur

Documents à propos de l'auteur Richard II (roi d'Angleterre; 1367-1400)

Pages dans data.bnf.fr

Cette page dans l'atelier

Sources et références

Voir dans le catalogue général de la BnF

Sources de la notice

  • The deposition of Richard II : "the record and process of the renunciation and deposition of Richard II" (1399) and related writings / edited... by David R. Carlson, 2007
  • Mourre, 1986

Autre forme du nom

  • Richard II (roi d'Angleterre, 1367-1400)

Biographie Wikipedia

  • Richard II d'Angleterre (6 janvier 1367, Bordeaux – 14 février 1400, château de Pontefract, Angleterre), duc de Cornouailles, est le huitième roi d’Angleterre de la dynastie des Plantagenêts. Il règne de 1377 à sa destitution en 1399, dans une période de grande instabilité au sein de la guerre de Cent Ans. L’Europe est divisée par le Grand Schisme d'Occident et les grandes nations détournent à leur profit le financement des par les deux papes, soutenant ainsi leurs intérêts aux Pays-Bas, en Italie ou en Espagne. Le discrédit jeté sur la papauté permet aux prédicateurs lollards de diffuser les idées égalitaires et réformistes de John Wyclif à travers l’Angleterre. La bourgeoisie ou la paysannerie aisée n’hésitent pas à remettre en cause le pouvoir royal et à contester l’impôt au parlement et même dans la rue. L’influence de puissants princes comme Jean de Gand ou Philippe le Hardi essaye de contrebalancer celle des rois, ce qui conduit les royaumes de France et d’Angleterre vers la guerre civile.Fils d’Édouard de Woodstock dit le « Prince noir », Richard naît durant le règne de son grand-père Édouard III. Il lui succède à sa mort en 1377, alors qu’il n’est âgé que de dix ans. Durant les cinq premières années de règne de Richard, le gouvernement est confié à une série de conseils. Le premier élément marquant du règne de Richard est la révolte des paysans de 1381, que le jeune roi gère assez bien en jouant un rôle majeur dans l’arrêt de la rébellion. Cependant, les années suivantes, la dépendance du roi vis-à-vis de quelques-uns de ses courtisans crée un mécontentement qui aboutit à la reprise en main du gouvernement par un groupe de nobles connus comme les « Lords Appelants ». Le roi reprend le contrôle en 1389 et il s’ensuit huit années de règne sans accrocs avec ses opposants. Mais il prend sa revanche en 1397 et beaucoup des appelants sont exécutés ou exilés. Les deux années suivantes sont souvent qualifiées de « tyranniques » par les historiens. En 1399, après la mort de son oncle Jean de Gand, il déshérite le fils de ce dernier, Henri de Bolingbroke, qui avait été préalablement contraint à l’exil. En juin 1399, Henri entre secrètement en Angleterre avec une petite armée, qui grandit rapidement en nombre, avec la volonté de s’allouer la couronne. Ne rencontrant qu’une faible résistance, il réussit à vaincre et à capturer Richard II et parvient même à se faire couronner roi. Le Parlement reconnaît aussitôt son avènement, sous le nom d’Henri IV.Richard meurt en captivité l’année suivante, probablement assassiné.Richard était un homme de grande taille, intelligent. Bien qu’il ne fût probablement pas fou comme certains historiens l’ont parfois cru, il semble qu’il souffrait de troubles de la personnalité, particulièrement marqués à la fin de son règne. Moins enclin à la guerre que son père ou son grand-père, il cherche à mettre un terme à la guerre de Cent Ans qu’Édouard III avait entamée. Il cultive autour de lui une cour raffinée, qui privilégie les arts et la culture, contrastant fortement avec la cour fraternelle et militaire de son grand-père. Richard doit en grande partie sa réputation posthume à William Shakespeare qui, dans sa pièce Richard II, décrit les mauvais jugements du roi et sa déposition par Henri de Bolingbroke comme causes de la guerre des Deux-Roses, laquelle marque plus tard le XVe siècle. Les historiens contemporains contestent cette interprétation, sans toutefois ôter à Richard sa part de responsabilité dans sa propre destitution. La plupart des spécialistes s’accordent pour dire que même si ses manœuvres politiques n’étaient pas complètement irréalistes, la manière dont il les a menées n’était pas acceptable pour les autres responsables politiques, et que c’est ce qui l’a conduit à sa chute.

Pages équivalentes