Youri Vladimirovich Andropov (1914-1984)

Pays :URSS
Langue :russe
Naissance :1914
Mort :09-02-1984
Note :
Homme politique soviétique, secrétaire général du PCUS de 1982 à 1984
ISNI :ISNI 0000 0001 1453 1337

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Sources de la notice

  • Mourre, 1986

Biographie Wikipedia

  • Iouri Vladimirovitch Andropov (en russe : Ю́рий Влади́мирович Андро́пов), né à Nagoutskaïa le 15 juin 1914 (correspond au 2 juin du calendrier julien) et décédé à Moscou le 9 février 1984, est un homme politique soviétique.Fils d'un ouvrier des chemins de fer, Iouri Andropov intégra dès sa jeunesse le Komsomol et débuta une carrière politique au début des années 1940 dans la jeune République carélo-finnoise. Affecté à l'arrière du front pendant la guerre, il gravit les échelons dans l'organisation du parti communiste et devint ambassadeur en Hongrie de 1953 à 1957, où il participa à la répression sanglante de l'insurrection de Budapest. Soutenu par Nikita Khrouchtchev, il devint responsable des relations avec les partis communistes et ouvriers des pays socialistes, et évolua dans le même temps au sein du Comité central, dont il devint le secrétaire de 1962 à 1967. Il passa les quinze années suivantes à la tête du KGB, qu'il réforma en profondeur et qu'il contribua à rapprocher du Conseils des ministres. À la mort de Léonid Brejnev, il fut nommé secrétaire général du Parti communiste et présida, de fait, aux destinées de l'URSS du 12 novembre 1982 à sa mort, quinze mois plus tard.Travailleur et cultivé, Andropov s'engagea contre la corruption qui sévissait en Union soviétique dès son accession à la tête du KGB et n'hésita pas, une fois à la tête de l’État, à limoger de hauts dignitaires du régime trop laxistes. Conscient du retard économique de l'URSS, il se montra favorable à une autogestion des entreprises et s'attaqua au marché noir et à l'absentéisme qui gangrénaient l'économie du pays. En pleine crise des euromissiles, il tenta vainement de limiter la course aux armements avec les États-Unis. Pour autant, Andropov pourchassa et interna en hôpitaux psychiatriques des dissidents du régime et eut constamment recours à la censure, ce qui lui valut le surnom d'autocrate-réformateur.La brièveté de son action (due à la maladie) et le conservatisme de son successeur, Konstantin Tchernenko, empêchèrent toute réforme en profondeur de l'URSS, malgré quelques résultats probants. Même si son bilan est controversé et s’il ne fut pas le seul dirigeant soviétique à vouloir réformer son pays, l'historiographie récente tend à considérer Andropov comme l'un des pères fondateurs de la glasnost et de la perestroïka.

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